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Économie – Social

SNCF : le service minimum pas prêt d'être appliqué pendant les grèves

mardi 24 avril 2018 à 17:10 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le mouvement est toujours aussi pénalisant pour les usagers qu'on entend s'interroger depuis le début de cette grève. Ils réclament un service minimum qui permettrait à chaque ligne d'être assurée. Demande accueillie fraichement par les syndicats.

Des quais vides après les annulations de trains.
Des quais vides après les annulations de trains. © Maxppp - Alexis Sciard

Le service mimimum c'est quoi ?

Une loi du gouvernement Fillon de 2007 sur la continuité du service public dans les transports terrestres. L'objectif était simplement que le pays ne soit pas à l'arrêt pendant des grèves. Les salariés doivent se manifester 48h avant le début du mouvement ce qui permet à la SNCF de faire ses comptes, d'établir des prévisions sur les trains qu'elle pourra assurer en réaffectant les travailleurs sur les lignes choisies. On peut dire aujourd'hui que la SNCF assure un minimum de service car si 100% de ses salariés étaient absents elle ne pourrait rien y faire. Impossible de mettre en place un service minimum car pour cela il faudrait réquisitionner du personnel mais elle ne peut pas le faire. Il n'y a que le Préfet qui serait habilité à prendre une telle décision, très rare forcément car elle entre en opposition avec le droit de grève. 

Les associations d'usagers veulent des allègements

Les voyageurs s'arrangent, s'organisent, d'autant qu'ils savent que la perturbation va durer dans le temps mais pour Bruno Gazeau, le président de la Fnaut, il faut alléger les conséquences : ""Il y a beaucoup de gens qui sont sans solution et qui ne peuvent pas aller à leur travail, développe-t-il. C'est pourquoi nous sollicitons les organisations syndicales pour qu'elles consentent à organiser un service minimum librement consenti, c'est-à-dire garantir et assurer aux usagers qui n'ont pas d'autres modes de déplacement au moins un aller-retour par jour, le matin et le soir sur les lignes qui n'avaient pas jusqu'à maintenant de dessertes".

Avec les mots "librement" et "consenti", on comprend bien que cela relèverait de la responsabilité du personnel de la SNCF de faire un pas vers les usagers. En d'autres termes, ce serait aux syndicats de prévoir leur niveau de mobilisation pour que les lignes qui sont à l'arrêt puissent vivre un mimimum. C'est hors de propos pour le secrétaire régional CGT cheminots, Laurent Saint-Léger : "A chaque fois qu'on est dans les gares et qu'on va à la rencontre des usagers, ils soutiennent notre démarche parcequ'ils savent que les conséquences de la réforme seront mauvaises pour eux. C'est à dire des augmentations de prix, des fermetures de lignes. Donc les usagers doivent se retourner vers le gouvernement et voir avec lui les conséquences de ce qui se passe aujourd'hui. Nous on prend nos responsabilités, le gouvernement prend les siennes".

Nouvelle occasion de tester le soutien des usagers aux cheminots pendant les deux prochains jours de grève, samedi et dimanche.