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Économie – Social

SNCF : les syndicats à Matignon pour négocier quoi ?

lundi 7 mai 2018 à 6:48 - Mis à jour le lundi 7 mai 2018 à 9:54 Par Mélodie Pépin, France Bleu

Pour la première fois depuis le début du conflit, le Premier ministre, Edouard Philippe, reçoit lundi à Matignon l'ensemble des acteurs du dossier : syndicats de la SNCF, dirigeants de l'entreprise, représentants de la branche ferroviaire, et représentants des usagers.

Nouvelle séquence de grève perlée à la SNCF à partir de lundi soir.
Nouvelle séquence de grève perlée à la SNCF à partir de lundi soir. © Maxppp - Alexis Sciard

Les syndicats ont ouvert le bal des négociations ce lundi matin. Ils défilent depuis 8h, un à un, dans le bureau d'Edouard Philippe. L'Unsa-ferroviaire d'abord, puis la CGT, la CFDT, Sud, et enfin FO. Les cheminots, en grève depuis un mois, ont prévenu qu'ils étaient déterminés face à un gouvernement qui répète qu'il ira au bout de cette réforme du rail. Le Premier ministre doit faire une déclaration à la mi-journée.

L'intersyndicale se réunira mercredi à 17 heures pour décider de la suite à donner au mouvement social à la SNCF a appris l'envoyé spécial de franceinfo sur place.

Trois lignes rouges pour le gouvernement

"L'approche du Premier ministre n'a pas changé : sa main est tendue mais elle reste ferme", a prévenu Matignon. Le gouvernement martèle que les trois grands axes majeurs de la réforme sont non-négociables : le changement de statut de l'entreprise, l'ouverture à la concurrence et la fin du statut de cheminot pour les nouveaux entrants à partir de 2021.

Quelles sont les marges de manoeuvre ?

Il y a encore des enjeux sur lesquels Matignon pourrait lâcher du lest. Premier point, les conditions de reprise de la dette, quand et combien ? Deuxième point, le fléchage des investissements sur le réseau, grandes et petites lignes, car un train privé ne circulera pas mieux qu'un train public si les infrastructures se s'améliorent pas. 

Ces éléments sont à préciser d'ici l'examen du texte au Sénat le 23 mai prochain. Des amendements sont également possibles, a fait savoir le président de la SNCF, Guillaume Pepy, tant qu'ils ne remettent pas en cause le fond de la réforme.

Les syndicats déterminés 

La priorité pour les syndicats reste la question du statut des cheminots et de son maintien. Sur ce sujet, c'est l'impasse. Les syndicats demandent a minima l'organisation de tables rondes avec le patronat pour négocier la future convention collective. 

Les syndicats demandent aussi des garanties pour les agents SNCF qui passeraient au privé avec l'ouverture à la concurrence. Ils veulent que ce transfert se fasse uniquement sur la base du volontariat.

A l'issue de cette journée, s'il n'y a pas d'avancées, ils promettent déjà une journée morte sans train le 14 mai. L'intersyndicale a aussi prévu de se réunir mercredi pour débriefer et décider de la suite du mouvement qui pourrait se durcir alors que le 8e épisode de grève perlée reprend ce lundi soir à la SNCF.