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SNCF : retour à la normale du trafic TER dans le Nord Pas-de-Calais

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Par , France Bleu Nord

Le droit de retrait des contrôleurs TER a été levé, ce vendredi 26 mars, en milieu d'après-midi. Ils réclamaient des moyens supplémentaires pour leur sécurité et celle des voyageurs, après l'agression d'un de leurs collègues. Leurs revendications n'ont pas abouti.

Les voyageurs ont pu retrouver leurs lignes TER régulières, ce vendredi après-midi.
Les voyageurs ont pu retrouver leurs lignes TER régulières, ce vendredi après-midi. © Radio France - Jean-Michel Nagat

Ils avaient cessé la travail, ce jeudi 25 mars, après l'agression d'un de leurs collègues, à bord d'un train, à Isbergues, dans le Pas-de-Calais, frappé par quatre voyageurs, alors qu'il verbalisait une personne sans titre de transport. Les contrôleurs ont repris le travail, ce vendredi après-midi, sans avoir obtenu satisfaction. Ils réclamaient notamment un deuxième contrôleur à bord de chaque train.

Mais leur objectif était aussi de faire connaître leurs conditions de travail, ces agressions à répétition. Sur ce point, leur porte-parole, Ali Benirbah, contrôleur TER et militant Sud-Rail, estime que ce droit de retrait a été utile. "En 24 heures, on a pu faire un communiqué pour expliquer les raisons de notre mouvement, explique-t-il. On a pu aussi en discuter avec les agents des autres services [de la SNCF] parce que _les agressions ne concernent pas seulement les contrôleurs_."

Ali Benirbah, contrôleur TER et militant Sud-Rail, estime que ce droit de retrait a permis de mettre en lumière les agressions dont ses collègues sont victimes.
Ali Benirbah, contrôleur TER et militant Sud-Rail, estime que ce droit de retrait a permis de mettre en lumière les agressions dont ses collègues sont victimes. © Radio France - Jean-Michel Nagat

Même combat que les contrôleurs d'Ilévia

Ils font également référence aux contrôleurs et conducteurs d'Ilévia qui ont, eux aussi, exercé un droit de retrait, en début de semaine, pour les mêmes raisons. Mais contrairement aux chauffeurs de bus, les revendications des contrôleurs TER n'ont pas abouti. Ils réclamaient "des mesures immédiates et concrètes pour pouvoir travailler en toute sécurité." 

La direction de la SNCF répond, dans un communiqué, avoir "dédié, cette année, _67.000 heures pour la sûreté des agents et des clients_, dont 20.000 sont dédiés au dispositif de lutte antifraude en gare et à bord, pour faciliter les missions des contrôleurs de train." Elle ajoute que "sur les 21 dépôts de plainte depuis le début de l'année, plus de la moitié des auteurs ont été interpellés ou identifiés."

Des quotas de billets et de PV

Les contrôleurs exigeaient également "l'arrêt immédiat des pressions de _la hiérarchie qui nous impose des quotas de billets et de PV_". Ali Benirbah estime que "ces méthodes posent des problèmes en terme de sûreté, mais aussi en terme de politique de service public, en mettant les chiffres avant la qualité du transport."

En 24 heures, une centaine de TER ont été supprimés sur les 1.200 trains qui circulent, chaque jour, dans les Hauts-de-France. Et les contrôleurs TER envisagent de faire, à nouveau, valoir leur droit de retrait, en cas de nouvelle agression sur le réseau régional.

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