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Soignants : la colère noire des blouses blanches ne retombe pas malgré l'hommage tricolore

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ce devait être ce mardi une journée d'hommage aux soignants, en première ligne pendant la crise sanitaire. Des héros célébrés à l'occasion d'un 14 juillet totalement remanié qui pour beaucoup n'acceptent toujours pas ce que l’État leur concède.

La gerbe déposée en hommage aux victimes du Coronavirus.
La gerbe déposée en hommage aux victimes du Coronavirus. © Radio France - DV

La Fête Nationale a donc fait la part belle à ces héros du quotidien en première ligne dans la guerre contre la Covid-19 ces derniers mois mais l'hommage n'a pas été du gout de tout le monde, notamment du syndicat CGT qui a profité de cette occasion pour charger le gouvernement et dénoncer les accords du Ségur de la Santé qui ne seraient pas pleinement satisfaisants. 

Des rassemblements étaient prévus partout en France hier, notamment à Roanne et à Saint-Étienne. Devant le CHU justement, environ 150 personnes, venus apporter leur soutien à celles et ceux qui se sont engagés dans la crise sanitaire. Parmi elles, Nathalie Ranchon Clément, formatrice auprès des étudiants infirmiers à l’hôpital Bellevue à Saint-Étienne. Comme les autres elle conteste les conclusions dites "historiques" du Ségur de la Santé avec notamment une revalorisation salariale de 183 euros : "Cette somme c'est déjà quelque chose mais on demandait 300 et ce n'était pas un hasard. Notre autre revendication portait sur les déroulements de carrières et les recrutements absolument nécessaires pour soigner correctement. Nous ne sommes pas entendus."

"Du foutage de gueule"

Même son de cloche chez Élodie Besse, aide-soignante à l'Ehpad La Cerisaie à Saint-Étienne. Pour elle, "c'est du foutage de gueule. Le pognon ça va bien mais nous on veut du monde, on veut des lits, des services et pouvoir soigner correctement. Arrêter de se retrouver avec un stress permanent de ne pas pouvoir faire notre travail".

Ce 14 juillet c'était aussi l'occasion de rendre hommage à ceux qui sont tombés pendant le Covid-19, une gerbe symbolique déposée de la part des soignants. L'hommage de l’État et ses célébrations jugées méprisantes ils n'en veulent pas car ils oublient de nombreuses professions comme le secteur médicosocial. Maintenant la colère va partir en vacances, les soignants l'ont mérité, mais avec le risque de voir la lutte se diluer. "C'est un risque" reconnait Nathalie Ranchon Clément, "sauf si le virus nous rattrape au cours de l'été et que nous avons à réactiver des choses qui ne seront pas anticipées".

Le prochain grand rendez-vous social après l'été est prévu pour le 17 septembre et une grande manifestation interprofessionnelle.

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