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Somme : le président de l'UMIH demande des aides plus spécifiques pour les cafés, bars et restaurants

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Par , France Bleu Picardie

Pour Christophe Duprez, le président départemental de l'Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration, les aides économiques doivent désormais être réparties en fonction des différences de situation par territoire et par établissement.

Christophe Duprez, le président samarien de l'Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration
Christophe Duprez, le président samarien de l'Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration © Radio France - Alexandre Lepère

Un horizon toujours incertain pour les cafetiers, barmen et restaurateurs, notamment dans la Somme. Selon la dernière tendance du ministère de l'Economie, le déconfinement des professionnels du secteur sera très progressif, et pas avant la mi-janvier 2021.

Et si une nouvelle prise en charge de la perte du chiffre d'affaires est en train d'arriver, jusqu'à 10 000 euros par établissement, "il faut aller beaucoup plus vite" constate Christophe Duprez, patron du restaurant le Quai quartier Saint-Leu à Amiens, président du syndicat UMIH 80, l'Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration dans la Somme.

Des différences indéniables se sont creusées

Certains connaissent déjà des difficultés très importantes : "sur le mois d'octobre, beaucoup d'établissements ont avancé les salaires, sans remboursement du chômage partiel" note l'invité de France Bleu Picardie ce mercredi. L'économie du secteur reste en tout cas "perfusée", avec les Prêts Garantis par l'Etat (PGE) du premier confinement, toujours en cours d'utilisation pour les cafetiers, barmen et restaurateurs.

Dans cette crise sanitaire devenue crise économique et sociale, des différences indéniables se sont creusées, notamment entre la Baie de Somme et les zones plus rurales ou les restaurants de centre-bourg. "Les restaurants sur la côte picarde ont profité de la réouverture cet été" note Christophe Duprez : "alors que les restaurants du plateau picard ou de centre-bourg ressortaient à peine la tête de l'eau du premier confinement", avec moins de fréquentation.

Face à ces différences nettes de trésorerie, "si l'on devait vraiment fermer jusqu'au 15 janvier, il faut des aides spécifiques par établissement. Il faut aller dans les comptabilités précises pour voir les besoins de chacun" alerte le président de l'UMIH 80.

Si l'on devait vraiment fermer jusqu'au 15 janvier, il faut des aides spécifiques par établissement note . Il faut aller dans les comptabilités précises pour voir les besoins de chacun. Christophe Duprez, le président de l'UMIH 80

Le rôle des assurances en question

Et les assurances dans cette crise sanitaire ? "Elles n'ont pas du tout accompagnées les professionnels" regrette Christophe Duprez. Conséquence : l'UMIH 80 "essaie de trouver une porte de sortie avec l'Etat car beaucoup de contentieux sont devant le tribunal de commerce", avec l'objectif que "les assurances interviennent réellement dans les pertes d'exploitation."

Christophe Duprez réclame en fait un accompagnement "quoi qu'il en coûte", celui admis par Emmanuel Macron lors du premier confinement. 

Pour l'heure, difficile encore de connaitre le nombre exact de bars, cafés et restaurants qui ne passeront pas le cap de ce deuxième confinement. La résistance est toujours de mise, avec la vente à emporter et la livraison à domicile. Des services qui resteront "au-delà de la crise sanitaire" admet Christophe Duprez. Même si tout n'est pas "économiquement viable". Les cafetiers, barmen et restaurateurs de la Somme devraient en savoir un peu plus sur leur déconfinement d'ici le milieu de semaine prochaine, avec une nouvelle allocution attendue d'Emmanuel Macron, le président de la République.

L'interview de Christophe Duprez est à réécouter ici en podcast.

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