Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Souffrance au travail : la CFE-CGC tire la sonnette d'alarme au conseil départemental du Loiret

jeudi 19 avril 2018 à 5:37 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Des équipes débordées dans certains services, des cas d'épuisement professionnel : la CFE-CGC s'inquiète des conséquences de la rigueur budgétaire au Dépatement du Loiret. Le syndicat demande la mise en place d'indicateurs objectifs ; le Département "s'étonne" de cette démarche.

Le Loiret, 7ème département de France pour la maîtrise de sa masse salariale, se réjouissent les élus : à quel prix ? rétorque la CFE-CGC
Le Loiret, 7ème département de France pour la maîtrise de sa masse salariale, se réjouissent les élus : à quel prix ? rétorque la CFE-CGC © Radio France - François Guéroult

Loiret, France

Des services débordés et des personnels proches de l'épuisement professionnel : telle serait la situation dans certains services du Département du Loiret. C'est du moins ce qu'affirme la CFE-CGC syndicat national des territoriaux, qui tire la sonnette d'alarme sur France Bleu Orléans. Un syndicat plutôt agacé par certaines déclarations récentes des élus : lors du vote du budget en mars dernier, Marc Gaudet, le président du conseil départemental, s'est ainsi félicité que le Loiret est "le 7ème département de France en matière de maîtrise salariale" - à quel prix ? rétorque la CGC, qui souligne qu'il y a actuellement 2 300 agents au Département, contre 2 500 il y a 5 ans, et des conditions de travail qui se dégradent.

Un quotidien qui devient extrêmement lourd" - Olivier Legros

"Cette rigueur budgétaire a des conséquences bien concrètes sur un certain nombre de services et d'équipes, détaille Olivier Legros, responsable de la CGC au conseil départemental. Les services sont dimensionnés ric-rac, les plus impactés sont ceux en contact direct avec l'humain, là où la demande est prégnante, immédiate, car les équipes n'ont pas la possibilité de différer ou de lisser leur charge de travail. C'est là que les risques d'épuisement sont les plus forts ; or, ce sont les missions centrales du Département en matière de solidarité : c'est l'enfance, le handicap, la précarité... Les besoins augmentent alors que nous, on vit avec des effectifs sous tension depuis des années, et l'équation est parfois intenable."

Intenable, sauf à ne pas regarder ses horaires : "Il y a des gens qui font bien plus que les 1 607 heures annuelles réglementaires, assure Olivier Legros. Et l'encadrement, les gens dont la fonction serait justement de réguler tout ça, bien souvent n'ont plus le temps d'accompagner, d'écouter, de coacher parce que eux-mêmes sont pris dans un quotidien qui devient extrêmement lourd." Face à cette situation, le syndicat demande la mise en place d'un indicateur objectif sur l'absentéisme, le turn-over et le burn-out au Département du Loiret : "Ce sont, pour nous, des révélateurs intéressants d'un malaise qui peut être structurel. Ces données existent peut-être déjà de manière consolidée mais elles ne sont pas partagées avec les syndicats actuellement, et elles devraient l'être dans le cadre d'un dialogue vraiment abouti", conclut Olivier Legros. Interview complète à écouter ci-dessous :

"L'équation est parfois intenable" - Olivier Legros

Les indicateurs ne sont pas du tout au rouge" - Pauline Martin

De son côté, le conseil départemental du Loiret, s'étonne d'une telle démarche. "Ces indicateurs, on les a, et ils ne sont pas du tout au rouge, assène Pauline Martin, la 1ère vice-présidente du conseil départemental. On n'a pas un taux d'absentéisme supérieur, il n'y a rien qui puisse nous laisser penser que la situation soit dramatique." Pauline Martin qui reconnaît néanmoins que "Partout, on demande une implication plus importante qu'il y a une dizaine d'années dans les collectivités." Mais selon elle, "C'est le contexte national qui impose ça."

D'une façon plus générale, l'élue assure qu' "Un gros travail au département a été effectué sur l'organisation du temps de travail, la qualité de vie au travail, la responsabilisation des équipes : je ne pense pas qu'il y ait d'antagonisme entre la gestion contrainte et l'épanouissement des agents." Pauline Martin précise par ailleurs que "les effectifs dans le service Enfance-Famille ont été récemment doublés pour faire face à l'afflux de migrants mineurs non accompagnés" et que son bureau est "toujours ouvert" pour dialoguer avec les syndicats. Réaction disponible ici :

"Il n'y a rien qui puisse nous laisser penser que la situation est dramatique" - Pauline Martin