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Économie – Social

Sous-effectifs, retraites, suicides, les policiers en colère manifestent à Paris

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les policiers en colère manifestent mercredi 2 octobre à Paris à l'appel de plusieurs syndicats. Les forces de l'ordre dénoncent notamment de nombreux sous-effectifs dans les commissariats, les suicides, 52 depuis le début de l'année et une réforme des retraites qui va leur faire perdre leur statut.

Voiture de police (Illustration)
Voiture de police (Illustration) © Radio France - Stéphane Barbereau

Paris, France

Plusieurs syndicats policiers appellent à la grève mercredi 2 octobre, une mobilisation intersyndicale assez rare. Les nombreux suicides, les sous-effectifs, la réforme des retraites... les motifs de protestations sont multiples pour les forces de l'ordre. Plusieurs milliers de policiers sont attendus à Paris pour "une marche de la colère", qui partira de la place de la Bastille vers 12h30.

"Aujourd'hui, si mes enfants me demandaient d'épouser la carrière de policier, je serais peut-être réfractaire..."

Cyril Legendre, brigadier à l'hôtel de police de Caen, sera à Paris pour défiler. "On arrive à des situations ubuesques : sur 10 personnes, on a traité 5 300 procédures l'année dernière, décrit ce représentant local du syndicat Alliance pour l'investigation. Le but pour la plupart des collègues, c'est d'aider les victimes. Là, on les oublie complètement, on ne sert plus qu'à noircir du papier, ça devient catastrophique quoi. Et le problème, c'est qu'on a déjà du mal à avoir des renforts en sécurité publique donc en investigation, on est la dernière roue du carrosse. Plus ça va, plus on perd des effectifs qui ne sont pas remplacés et plus on a de travail. L'équation est facile à comprendre, on n'y arrive plus, on ne s'en sort plus."

Sur la réforme des retraites, "on ne sait pas ce que ça va donner"

"Il y a la réforme des retraites qui s'annonce, on ne sait pas du tout où on va", déplore Cyril Lahaye, enquêteur au commissariat d'Argentan qui défilera aussi à Paris, avec une quinzaine de collègues de l'Orne. "On nous dit qu'il faut que l'on soit au même statut que tout le monde, c'est un peu déroutant. Nous avons un statut particulier mais nous cotisons plus que des salariés du privé pour pouvoir gagner 5 ans sur notre carrière, poursuit cet adhérent du syndicat Unité SGP-Police, donc si on perd ça, ça veut qu'on doit travailler 5 années en plus. Et quid de l'argent que nous avons versé toute notre carrière ? On ne sait pas ce que ça va donner." 

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