Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

L'entreprise grenobloise Spartoo va-t-elle racheter l'enseigne de chaussures André ?

jeudi 17 mai 2018 à 15:14 Par Gérard Fourgeaud, France Bleu Isère

Le groupe Vivarté cherche à vendre ses magasins André qui perdent de l'argent. Des discussions très avancées sont en cours, depuis le mois de janvier, avec le grenoblois Boris Saragaglia, patron et fondateur de l'entreprise iséroise Spartoo, enseigne de vente de chaussures en ligne.

Spartoo rachète André
Spartoo rachète André © Maxppp - Jean-François Frey

Le groupe Vivarté, propriétaire du chausseur André qui perd de l'argent, cherche un repreneur. L'entreprise représente 115 magasins (avec de 3 à 8 personnes) et au total 752 salariés

Même si les syndicats ont remis un avis négatif au projet de rachat des magasins André par l'entreprise iséroise Spartoo, au cours du comité d'entreprise réuni le 14 janvier, des discussions très avancées sont en cours avec le grenoblois Boris Saragaglia, patron fondateur de Spartoo. La société représente l'un des trois grands sites de ventes de chaussures en ligne en France. La vente pourrait avoir lieu au cours de l'été.

Boris Sarragaglia, patron de Spartoo - Maxppp
Boris Sarragaglia, patron de Spartoo © Maxppp - Vincent Isore

Boris Saragaglia est actuellement dirigeant-fondateur de Spartoo, créé en 2006, et dont 75 % des actions sont possédées par des groupes investisseurs. La spécialité de la société est la vente en ligne de chaussures. Actuellement, il y a 400 salariés et un chiffre d'affaire de 165 millions d'euros.  

"Il vaut mieux être racheté par Spartoo qu'être au chômage" 

Ce n'est pas tout à fait le même métier, mais cela incarne la tendance des acheteurs sur internet qui ont envie d'essayer leurs chaussures en magasins. Les représentants du personnel ont émis un avis négatif au rachat, certes, mais aussi un commentaire réaliste qui suit derrière : "Il vaut mieux être racheté par Spartoo, qu'être au chômage", dans la voix d'une délégué Force Ouvrière. 

Changer le fonctionnement des magasins

Ce qui inquiète les élus du Comité d'entreprise des magasins André, c'est la diminution du nombre de travail dans les magasins, et le risque de suppressions d'emplois par non reconduction des 180 CDD. Aujourd'hui, André est à l'âge de pierre de l'informatique : les caisses et la gestion des flux sont vieillots. 

Le patron de Spartoo veut doter chaque vendeuse d'un smartphone sur ce principe : lorsqu'un client vient essayer une paire de chaussure, elle voit immédiatement sur l'appareil ce qu'il reste en stock, sans aller dans la réserve. C'est ce qui s'appelle le "phygital" : l'alliance du commerce (physique) en magasin et du digital, en lien avec le site internet de Spartoo. La crainte des syndicats c'est qu'il ne reste plus qu'un vendeur dans les plus petits magasins au lieu de 3 actuellement. 

Un défi pour Spartoo

De son coté, le grenoblois Boris Saragaglia table son projet de reprise sur une augmentation du chiffre d'affaire, avec l'introduction de deux lignes de chaussures nouvelles chez André, pour le sport et pour l'enfance. Pour Spartoo, c'est un sacré challenge : reprendre 115 boutiques et 752 salariés. Autrement dit, multiplier ses effectifs par trois et son chiffre d'affaire par deux

Les discussions avec Vivarte devraient se poursuivre jusqu'à la fin du mois de mai, pour aboutir à une décision de reprise pendant l'été, si tout va bien.