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Dossier : France Bleu Montagne

Stations de ski fermées à Noël : "C'est une trahison et un mépris du travail fait" pour Marie-Noëlle Battistel

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Par , France Bleu Isère

Marie-Noëlle Battistel, députée socialiste de l'Isère exprime l'incompréhension et la colère des acteurs de la montagne après l'annonce de laisser les remontées mécaniques fermées à Noël dans les stations, alors que la décision devait être prise autour du 10 décembre au vu de la situation sanitaire.

Marie-Noëlle Battistel
Marie-Noëlle Battistel © Radio France - France Bleu

Marie-Noëlle Battistel, vous êtes députée de la quatrième circonscription de l'Isère qui inclut l'Oisans, le Vercors, la Matheysine, le Beaumont, et vous avez été aussi longtemps présidente de l'association des élus de montagne. Quand vous entendez le premier ministre expliquer que les stations pourront ouvrir pour les vacances de Noël mais avec des remontée mécaniques qui restent fermées, est-ce que vous comprenez quelque chose ? 

Aujourd'hui les stations sont ouvertes si on considère que se promener dans une station, c'est une station ouverte ! Mais effectivement cette annonce de non ouverture à Noël à créé une incompréhension et une colère du milieu de la montagne. Pour deux raisons. La première c'est qu'il y a un travail depuis des semaines qui se fait avec le gouvernement, avec le premier ministre, avec tous les acteurs de la montagne, Domaines skiables de France, avec les moniteurs de ski, les hébergeurs, les exploitants,  les restaurateurs,  les élus, maires de station pour justement établir ensemble un protocole sanitaire strict et sécurisé dans chacune des stations, selon la configuration des stations. 

Et surtout à prendre la décision d'ouverture autour du 10 décembre au regard de la situation sanitaire à ce moment-là. Et donc l'annonce, alors que la veille on était encore avec le premier ministre qui confirmait ce calendrier a provoqué la colère. Parce que vous n'avez jamais entendu les stations demander, avant ce jour-là, l'ouverture des stations. On est conscient que cette décision doit être prise en fonction de la situation sanitaire.

On sait bien que ce n'est pas sur les pistes qu'on peut se contaminer, c'est  dans les attroupements au pied du télésiège, surtout pendant les vacances ? 

Oui, mais tout était prévu pour que les files d'attente soient sécurisées, pour qu'il y a un nombre limité de personnes sur le télésiège. Et donc ce qui est vraiment à dénoncer, c'est cette forme de mépris du travail fait et et de trahison de la décision. Parce que le 10 ou le 15 décembre, on nous aurait dit "la situation dans les hôpitaux est trop tendue, on peut pas se permettre de rouvrir les stations", tout le monde aurait compris. Mais décider aujourd'hui, au regard de la situation sanitaire de ce jour, c'est incompréhensible au regard des engagements qui avaient été pris. 

Pour certaines stations c'est 20 à 25 % du chiffres d'affaires qui se fait à Noël, on demande aux stations d'embaucher les saisonniers malgré tout,  quitte à passer par le chômage partiel après. Mais tous ne seront pas embauchés, selon la CGT. Il y a un vrai risque en terme d'emplois ? 

Oui, il y a évidemment toute la question des saisonniers et des pluri-actifs pour lesquels le ski est activité complémentaire parce qu'ils ne peuvent pas vivre avec leur seule activité principale. Beaucoup seront hors de ces dispositifs.  Et puis pour les stations recruter dans cette situation, cela ne veut pas dire recruter l'ensemble des personnels. Donc il y a des personnes qui vont avoir 2 mois, voire deux mois et demi d'activité, si tout va bien, et qui ensuite ne seront pas éligibles à l'ouverture des droits au chômage. Ce qui va créer une situation sociale extrêmement compliquée.

Jean-Luc Boch, président de France Montagne qui représente les stations de ski en France, réfléchit à une action en justice, qu'en pensez-vous ?

Moi,  je pense c'est que il faut que la décision soit prise autour du 10 ou 15 décembre, au vu de la situation sanitaire à ce moment-là. 

Vous pensez encore arriver à faire plier le gouvernement ? 

C'est la situation sanitaire qui doit guider la décision. Quand on entend par ailleurs dire "on se concertera avec les autres pays", qu'est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire qu'on fait comme les autres,  ou qu'on décide en fonction de notre situation sanitaire ? 

L'Allemagne et l'Italie ont pris le même type de décision que la France,  mais pas l'Autriche va ouvrir, ça peut créer des inégalités ?

Oui, ça peut créer des décisions des reports de réservations . Le problème, c'est la situation économique et sociale qui va découler de tout ça

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