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"Bosch n'a pas toujours tenu ses engagements", déplore Stéphane Mazars député LREM de l'Aveyron

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Par , France Bleu Occitanie

Deux entreprises aveyronnaises retiennent leur souffle : la Bosch Rodez et la SAM dans le bassin de Decazeville, dont les usines sont menacées soit de disparition, soit de suppressions de postes. Le député LREM de l'Aveyron, Stéphane Mazars est l'invité de France Bleu Occitanie.

Stéphane Mazars, député de la première circonscription de l'Aveyron (Rodez et nord-Aveyron).
Stéphane Mazars, député de la première circonscription de l'Aveyron (Rodez et nord-Aveyron). © Maxppp - Thomas Padilla

La direction de l'entreprise Bosch d'Onet-le-Château près de Rodez, communément appelée "la Bosch", a annoncé vendredi dernier que 750 postes seraient supprimés d'ici 2027. C'est une catastrophe pour l'Aveyron, l'industriel allemand représentant le premier employeur privé du département. L'Aveyron tremble aussi pour l'avenir de la SAM et ses 365 salariés à Viviez, une fonderie qui travaille exclusivement avec Renault et qui cherche un repreneur.

Votre week-end a t-il été plombé après l'annonce de vendredi sur la Bosch ?

Oui c'est un coup de massue pour l'agglomération de Rodez et l'Aveyron dans sa totalité. Réduire à 500 personnes les effectifs en 2027. Il faut donner des gages sur la pérennité du site et de ces emplois restants.

Comment va t-on faire pour tous ces hommes et femmes qui vont perdre leur emploi ?

Bosch a promis qu'il n'y aurait pas de licenciements secs, que des départs volontaires et des départs en pré-retraite. La réduction d'effectifs se fera par le non-remplacement de ces salariés. C'est l'engagement qui a été pris mais on est très inquiet car les engagements pris jusqu'alors n'ont pas toujours été respectés.

Est-ce un aveu d'échec du gouvernement ? Bruno Le Maire annonçait il y a dix jours pourtant que le site ruthénois serait sauvé. L'État ne sait plus sauver nos emplois ?

Bosch est une entreprise de droit allemand, implantée à Rodez depuis plus de cinquante ans, que l'on croyait solide et qui connait une baisse d'activité depuis quelques années mais qui nous assurait que le site resterait en Aveyron. Et puis, il y a quelques semaines, nous avons eu écho d'un discours en Allemagne selon lequel le site ruthénois pouvait fermer dans les prochains mois. Quand Bruno Le Maire dit qu'il a des assurances que le site serait sauvé, c'est qu'il faisait référence à cette menace. Le pire avait été annoncé. Même si on est d'accord que c'est le "moins pire" qui arrive.

C'est le moins pire qui est arrivé à la Bosch

Il y a la Bosch, il y aussi l'avenir de la SAM qui est en suspens. Ce lundi, le tribunal de commerce de Toulouse va trancher. Savez-vous si il y a de repreneurs potentiels ?

Non, je ne peux rien vous dire. On est très fébrile avec ce qu'il s'est passé ce week-end avec la Bosch. Toute l'économie aveyronnaise est fortement secouée. On croise les doigts pour qu'il y ait un projet sur le site de la SAM. On croise aussi les doigts pour Bosch, le site reste ouvert et va perdurer. La direction promet de diversifier le site. Demain, il y aura de nouvelles technologies, il y a le Plan de relance, et une volonté politique. On essaie de garder espoir.

Pour la SAM, on parle d'un repreneur espagnol. Encore un repreneur étranger, ça n'est pas un risque ?

Oui, il y a toujours ces appréhensions quand on ne connaît pas les investisseurs, quand ils viennent d'un pays très éloigné, je pense surtout à la Chine, la peur qu'ils viennent faire un coup. Je comprends les craintes des partenaires sociaux. Il va falloir faire le choix le plus judicieux possible.

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