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Économie – Social

Stéphanie, nouvelle adepte d'Isilines : "J'ai fait Paris-Bordeaux pour 5€"

dimanche 9 août 2015 à 6:00 Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Gironde

Paris-Bordeaux pour 5€. C'est possible. Avec Isilines. Ce n'est pas du covoiturage mais une nouvelle compagnie de bus. La petite dernière du réseau Transdev qui est aussi propriétaire d'Eurolines, n'a pas attendu la promulgation de la Loi Macron qui prévoit la libéralisation des voyages en autocar en France pour se lancer.

Un autocar de la compagnie Isilines dans une "nouvelle gare routière" rue des Terres de Borde à Bordeaux
Un autocar de la compagnie Isilines dans une "nouvelle gare routière" rue des Terres de Borde à Bordeaux © Radio France

C'était une des mesures phares de la Loi Macron. La libéralisation des voyages intercités en car. Le marché est désormais ouvert. Certaines compagnies ont préféré attendre la promulgation de la loi par le Conseil Constitution prévue dans le courant du mois d'août. D'autres se sont déjà lancées. Isilines elle, a commencé le 10 juillet et déjà 14.000 billets vendus . Pour l'instant il est possible de partir à Paris, Marseille ou Lyon au départ de Bordeaux mais à terme la compagnie veut élargir à 22 destinations pour la capitale girondine .

"Voyager moins cher avec le même confort qu'un train"

C'est la devise de la compagnie. Mais à l'intérieur pas de première ou deuxième classe. Tous le monde est logé à la même enseigne. Wifi gratuit, prises électriques, sièges grand confort pour tous . Avec un avantage de taille : le prix. Stéphanie, parisienne de 26 ans a payé 5€ pour aller voir ses amis à Bordeaux . Pour l'instant ce sont des prix de lancement mais ils ne dépasseront pas la quarantaine d'euros selon la direction. Une première expérience pour elle qui ne risque pas d'être la dernière.

"C'est avantageux par rapport au prix après faut être prêt à faire 7h au lieu de 3h en train".

Des voyages qui sont effectivement très longs. D'autant plus qu'en période de grandes vacances, il faut considérer les retards et les embouteillages. Un périple pour David et Sébastien qui ont fait le même trajet.

"C'est assez long quand même je sais pas si je vais le refaire, on avait déjà une heure de retard le matin et c'est pas très pratique pour travailler non plus, on est un peu à l'étroit c'est moins confortable que le train". — David

"On sait qu'on paie moins cher mais il n'y a pas la même qualité de service non plus." — Sébastien

La guerre des bus est lancée

Côté concurrence tout va donc se jouer sur la qualité de service. Dans les starting-blocks: la SNCF avec IdBus, le britannique Megabus ou encore le français Starshipper . Mais la directrice d'Isilines, Sonia Arhainx n'est pas inquiète. "ça va être la guerre des prix au lancement du marché parce que les compagnies vont évidemment vouloir s'imposer mais il y a largement assez de demande et elle va s'intensifier" . D'après le ministère de l'Économie, 5 millions de personnes pourraient opter pour le transport en autocar d’ici 2016 .

"C'est long, mais c'est pas cher, alors je suis adepte"