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Strasbourg : des hôtels toujours fermés, des chiffres d'affaires en chute libre

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Par , France Bleu Alsace

Plusieurs grands hôtels n'ont toujours pas rouvert dans l'Eurométropole de Strasbourg, par crainte de perdre trop d'argent. Ils tentent de survivre grâce aux aides de l'Etat. Ceux qui ont ouvert déplorent une baisse du chiffre d'affaires de 70 à 80% en juin, de 50 à 60% en juillet.

Plusieurs hôtels strasbourgeois restent fermés cet été
Plusieurs hôtels strasbourgeois restent fermés cet été © Maxppp - Jean-Marc Loos

Alors qu'on attaque la deuxième partie de l'été, plusieurs grands hôtels n'ont toujours pas rouvert à Strasbourg (c'est le cas aussi à Colmar ou Mulhouse), car ça n'est pas rentable. Du coup, les professionnels survivent grâce aux aides de l'Etat. Le gouvernement a annoncé que le dispositif de chômage partiel pour le secteur du tourisme serait prolongé jusqu'en décembre. Les conditions des prêts garanti par l'Etat sont aussi élargies (les entreprises  pourront obtenir le nouveau PGE sur la base des trois meilleurs mois du chiffre d'affaires réalisé en 2019).

25.000 euros de pertes par mois pour un hôtel fermé

Alexandre Roth est propriétaire de trois hôtels à Strasbourg, mais il n'en a rouvert qu'un seul pour l'instant, où il a centralisé les réservations : "Un hôtel qui est fermé, avec les aides significatives de l'Etat, me coûte 25.000 euros par mois (les charges fixes). Mais je n'ai aucune idée de ce que me coûterait un hôtel ouvert, mais avec peu de clients. _On préfère donc ouvrir un seul hôtel avec une bonne activité_, qui est rentable en termes de taux d'occupation (NDLR environ 75% au mois de juillet)."

Grâce aux différentes aides de l'Etat, Alexandre Roth peut minimiser ses pertes. _"C'était indispensable (NDLR que le dispositif soit reconduit jusqu'en décembre), c'est une bouffée d'oxygène,_ se félicite l'hôtelier strasbourgeois. Eu égard à la situation, on peut dire quand même qu'on a de la chance en France. J'ai des collègues et amis, dont les hôtels sont fermés dans des pays comme la Thaïlande, l'île Maurice ou les Etats-Unis. Le personnel a été directement licencié, car il n'y a pas d'aides. Et ceux qui n'ont pas été mis dehors, ne travaillent pas et n'ont pas de salaires".

Des hôtels fermés pendant un an ?

Alexandre Roth manque aujourd'hui de visibilité. L'évolution de la situation sanitaire reste incertaine et les clients réservent au tout dernier moment, un ou deux jours à l'avance, parfois le jour-même. Il ne sait donc toujours pas quand il rouvrira ses deux autres hôtels strasbourgeois : "Si les sessions parlementaires n'étaient pas ce qu'elles sont, si on n'a pas de marché de Noël cet hiver, s'il n'y a pas de dynamique, la question peut se poser si je vais rouvrir pour le mois de novembre, de décembre ou de janvier. Je vais certainement attendre les beaux jours, c'est à dire mars et avril de l'année prochaine". Dans le pire scénario, ses deux hôtels resteraient donc fermés pendant un an. 

Selon le syndicat des hôteliers-restaurateurs de Strasbourg, les hôteliers ont constaté une baisse de 70 à 80% de leurs chiffres d'affaires sur le mois de juin, moins 50 à 60% environ pour juillet.

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