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Économie – Social

Sucrerie de Cagny : Didier Guillaume, ministre de l’agriculture, veut se battre pour faire plier l'industriel allemand

mercredi 27 mars 2019 à 19:08 Par Didier Charpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Près de 250 personnes ont accueilli et écouté le ministre de l'agriculture, venu ce 27 mars à leur rencontre pour évoquer l’avenir de la sucrerie de Cagny, condamnée mi-février par sa maison mère. Didier Guillaume s’est montré déterminé à batailler contre le groupe allemand Südzucker.

Didier Guillaume, ce mercredi, devant la sucrerie de Cagny, condamnée par son propriétaire allemand Südzucker
Didier Guillaume, ce mercredi, devant la sucrerie de Cagny, condamnée par son propriétaire allemand Südzucker © Radio France - Didier Charpin

Micro en main, débout devant les salariés de la sucrerie et des producteurs locaux de betteraves, Didier Guillaume a tenu un nouveau discours offensif contre les dirigeants de Südzucker. Pour lui, leur décision unilatérale de stopper la production à la sucrerie de Cagny est "inadmissible". 

Mais pour l’heure pas de solution miracle. Didier Guillaume a surtout promis de faire pression sur les dirigeants allemands pour les contraindre à revoir leur copie. Parce qu’ils ont imaginé un plan redoutable : arrêter la production mais garder la main sur le site pour empêcher sa reprise. Cagny deviendrait en 2020 un site de stockage, avec une poignée de salariés contre 85 CDI actuellement. La fin de la production condamnerait la centaine de saisonniers et plomberait la filière locale de la betterave. Mais Franck Sander, président de la Confédération générale des betteraviers français, pense quand même que le poids de l'état peut réécrire le scénario « Le ministre peut trouver la brèche. Faire payer le démantèlement de l’usine, la dépollution, les aides versées à l’usine. L’état peut mettre la pression pour faire revenir en arrière le groupe Südzucker » veut croire le représentant de la filière, qui esquisse aussi un projet de reprise du site par les betteraviers eux-mêmes. « Il peut aussi nous accompagner dans la réflexion sur le chiffrage d’une offre formulée par les planteurs. On ne veut pas redonner l’outil à un investisseur privé. Ce serait à nous les planteurs de reprendre notre avenir en main ». Le sujet a été évoqué entre les betteraviers et Didier Guillaume, lors d’une réunion au foyer rural de Cagny, salle mise à disposition par la Mairie. 

Du nouveau fin avril ?

Mais pour que ce projet puisse éventuellement voir le jour, il faudrait évidemment que l’industriel allemand accepte d’abandonner définitivement cette sucrerie de Cagny. Pour l’heure Südzucker se montre inflexible, pour ne pas voir apparaître un nouveau concurrent sur le marché du sucre, déstabilisé par la fin des quotas, où les prix ont chuté de 25 % en un an. Les propriétaires de Cagny seront-ils sensibles aux menaces de Didier Guillaume, qui a répété ce mercredi que « l’arrêt de la production pourrait coûter cher à l’entreprise » ? Franck Sander espère un assouplissement le 30 avril prochain, lors d’une nouvelle réunion à Strasbourg avec les dirigeants allemands.