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Économie – Social

Suppression de la taxe d'habitation : le maire de Til-Châtel ne voit pas "où faire encore des économies"

dimanche 23 juillet 2017 à 17:30 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

Face à la volonté d'Emmanuel Macron de supprimer la taxe d'habitation pour 80 % des ménages, les maires des petites communes s'inquiètent. A Til-Châtel, la taxe d'habitation rapporte 150 000 € à la commune sur un budget total de 750 000 €. Le maire Alain Gradelet estime qu'il ne peut pas faire plus.

Alain Gradelet, le maire de Til-Châtel dans son bureau à la mairie
Alain Gradelet, le maire de Til-Châtel dans son bureau à la mairie © Radio France - Anne Pinczon du Sel

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron et le Président de la République l'a réaffirmé : il compte bien supprimer la taxe d'habitation pour 80 % des ménages français. Chez les maires de France, l'inquiétude grandit.

A Til-Châtel par exemple, commune de 1080 habitants, la recette de la taxe d'habitation représente chaque année environ 150 000 €, soit 14 % du budget de la ville. Alors même si l'Etat promet de compenser à l'euro près, le maire Alain Gradelet n'y croit pas vraiment. D'autant que sa commune est attractive, que si le nombre d'habitants augmente, la recette de la taxe d'habitation augmente aussi, et ça l'Etat ne pourra pas en tenir compte.

Pas de gros investissements l'an prochain

Ces 150 000 € servent à payer le personnel municipal, à faire des travaux le long des 14 km de voiries ou encore à la remise aux normes des bâtiments pour accueillir des personnes handicapées.

Alain Gradelet qui est installé dans son fauteuil de maire depuis 1993 déplore la situation actuelle : " on boucle les budgets, parce qu'on n'est quand même pas une commune pauvre, mais maintenant c'est limite. On ne peut plus faire de gros investissements, d'ailleurs l'année prochaine il n'y en aura pas. " Il a par exemple fait une croix sur l'un des projets qui lui tenaient à coeur : la valorisation intérieure et extérieure de l'église.

Bientôt, être maire ne servira plus à grand chose

La commune fonctionne avec huit employés municipaux. Trois d'entre eux sont des emplois d'avenir. Mais le maire sait déjà qu'il ne pourra pas les convertir tous les trois en CDI. " Et pourtant la masse salariale ne représente que 38 % de notre budget, alors que la moyenne nationale est à 50 %. Je ne vois pas où je peux faire encore des économies. "

Alain Gradelet a l'impression depuis plusieurs années que sa fonction lui échappe. " On transfère peu à peu toutes nos compétences, j'aimerais bien comme avant pouvoir être maître de mes décisions et avoir la main sur les finances. Bientôt être maire ne servira plus à grand chose."