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Suppression de postes dans l'entreprise Shiseido, les salariés des sites de Gien et Ormes en grève ce mercredi

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Une centaine de salariés de l'entreprise japonaise Shiseido mobilisés ce mercredi matin. Sur les deux sites loirétains du groupe de cosmétiques et parfums de luxe, les manifestants réclament de meilleures conditions de départ suite à l'annonce de suppressions de postes en avril dernier.

Les salariés des usines Shiseido d'Ormes et Gien sont en grève ce mercredi pour protester contre la suppression de 68 emploi Les salariés des usines Shiseido d'Ormes et Gien sont en grève ce mercredi pour protester contre la suppression de 68 emploi
Les salariés des usines Shiseido d'Ormes et Gien sont en grève ce mercredi pour protester contre la suppression de 68 emploi © Radio France - Cécile Da Costa

Ils sont arrivés à l'aube, et ne repartiront pas avant 20 heures ce mercredi soir. Une centaine de salariés se relaient à l'entrée de l'usine Shiseido d'Ormes, près d'Orléans. A Gien, où se situe le second site du groupe de cosmétiques et parfums de luxe japonais, les salariés et délégués syndicaux de la CFDT sont eux aussi mobilisés

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Ils protestent contre la suppression de 68 postes dans les deux usines loirétaines de Shiseido. L'entreprise a aussi annoncé la modification de 25 contrats. Si ces modifications ne sont pas acceptées par les salariés concernés, elles se transformeront aussi en licenciements, ce qui porterait à 93 le nombre de postes supprimés dans le Loiret. 

10% des salariés concernés

Au total, les sites de Gien et Ormes comptent environ 660 salariés. "Ces suppressions représentent donc 10% des salariés, sans compter les modifications de contrats", explique Didier Seels, secrétaire du CSE et délégué syndical de la CFDT à l'usine Shiseido d'Ormes. "Tous les services sont concernés, mais certains sont plus touchés que d'autres comme le développement packaging où on se retrouve avec 50% de postes supprimés." A l'échelle nationale, Shiseido compte supprimer 222 postes

Sur le piquet de grève ce mercredi matin, les salariés alternent entre colère et inquiétude. "On n'a rien vu venir", explique Christian, salarié depuis trois ans. "L'usine tourne à plein régime depuis le début de l'année, on venait d'avoir droit aux croissants et pains au chocolat pour fêter les supers chiffres de l'entreprise", raconte-t-il. "Puis trois jours après, on nous annonce le plan."

Négociations au point mort

L'annonce de ces suppression a été faite le 28 avril dernier. Les négociations pour déterminer les conditions de départ des salariés ont commencé le 3 mai dernier et doivent se terminer le 12 juillet. 

"Pour l'instant ils ne veulent rien lâcher au niveau des indemnités, au niveau des aides à la recherche d'emploi", poursuit Didier Seels, salarié de l'entreprise depuis 15 ans. "Pour le moment, ils se contentent du minimum de la convention collective, c'est pas acceptable pour l'ensemble des salariés, certains sont là depuis 25 ans."

Brigitte Masson (à gauche), est représentante du personnel et Didier Seels est secrétaire du CSE à l'entreprise Shiseido d'Ormes © Radio France - Cécile Da Costa

Valérie, elle, est machiniste à Shiseido depuis près de 15 ans. Elle s'inquiète du manque de transparence du groupe. "Nos dirigeants ne nous donnent plus les chiffres depuis plusieurs années", explique-t-elle. "Ce qui nous fait peur, c'est aussi les licences qui s'arrêtent avec plusieurs marques [Shiseido vient de mettre fin à son contrat avec Dolce & Gabbana ndlr] et on a l'impression qu'il n'y a pas de volonté de reprendre d'autres licences ensuite".

Ils préparent peut-être la fermeture d'un des deux sites - Valérie, salariée

Pour elle, comme pour de nombreux salariés venus manifester ce mercredi, c'est le signe que Shiseido ne s'arrêtera pas aux suppressions de postes. "On craint que si l'entreprise ne cherche plus à faire de bénéfices, forcément deux sites dans le Loiret ça va faire trop.Donc ils préparent peut-être la fermeture d'un des deux sites.

Ce mercredi, un rapport d'expert comptable est présenté aux salariés. "La conclusion de ce rapport c'est qu'il ne s'agit pas d'un licenciement économique", détaille Didier Seels. "Shiseido a de l'argent, même l'usine Shiseido International France, c'est-à-dire les usines de Gien et Ormes, n'est pas en négatif, seulement on paye pour les mauvais résultats de la région Europe." Ce jeudi, une nouvelle réunion entre la direction et les représentants syndicaux doit avoir lieu. 

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