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Sur le marché confinement-compatible de Veules-les-Roses, marquage au sol et sens de circulation

La mairie de Veules-les-Roses a dû respecter les consignes imposées par la préfecture pour pouvoir obtenir une dérogation et organiser son marché hebdomadaire malgré le confinement.

Sur le marché de Veules-les-Roses, un marquage au sol a été installé avec un sens de circulation et des distances de sécurité à respecter. Sur le marché de Veules-les-Roses, un marquage au sol a été installé avec un sens de circulation et des distances de sécurité à respecter.
Sur le marché de Veules-les-Roses, un marquage au sol a été installé avec un sens de circulation et des distances de sécurité à respecter. © Radio France - Thomas Schonheere

C'est l'équipe municipale qui a imaginé ce marché "confinement-compatible". Quand on arrive sur la place de la mairie, il faut sortir son attestation de déplacement dérogatoire et tendre les mains pour le gel hydroalcoolique. Le même stand est installé à la sortie, à la fin du parcours fléché. "Il a fallu faire des plans pour les emplacements des stands et et des croquis pour les cheminements", explique le maire, Jean-Claude Claire.

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Avis favorable

Comme tous les marchés de plein air, celui de Veules-les-Roses (Seine-Maritime) a été interdit dans un premier temps, quand le confinement a été décrété pour endiguer l'épidémie de coronavirus. Le maire a demandé une dérogation, qui n'a pas été acceptée tout de suite. 

"Pour les deux premiers marchés, le préfet ne nous avait pas autorisés, raconte Jean-Claude Claire. Puis, nous avons eu un avis favorable à condition de l'organiser dans de bonnes conditions et qu'il n'y ait pas de proximité entre les gens."

Jean-Claude Claire, le maire de Veules-les-Roses. © Radio France - Thomas Schonheere
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Le marché hebdomadaire a donc été déplacé de la rue principale de la commune sur la place de la mairie, afin qu'il n'y ait qu'un seul point d'accès. Un marquage au sol a été installé avec un sens de circulation et des distances de sécurité à respecter. Le nombre d'étalants a été limité à dix et des barrières maintiennent les clients à distance quand ils passent leur commande.

Si le marché de Veules-les-Roses a obtenu une dérogation, c'est aussi parce qu'il n'y a que deux épiceries dans la commune et pas de maraîchers. Le premier hypermarché est à 11 km. "J'achète tout ce qui est sec au supermarché et je prends les produits frais ici", explique Carine, une cliente. 

"Il ne me reste que celui-là"

Selon le maire, environ 200 personnes se sont déplacées pour les deux premiers marchés. "On perd un peu le côté convivial du marché avec les discussions entre nous et les discussions avec les commerçants, reconnaît Carine. Du fait des distances de sécurité, les files sont longues."

Dans le dernier relevé de la préfecture de la Seine-Maritime, 31 marchés de plein air ont été autorisés à rouvrir dans le département. Beaucoup de producteurs présents sur le marché de Veules-les-Roses ont dû s'organiser pour continuer à vendre leur production, en organisant des "drive" ou des livraisons. "Normalement, je fais cinq marchés par semaine, il ne me reste que celui-là", explique David Robert, maraîcher installé à Vittefleur (Seine-Maritime).

Sylvie Duschesne, productrice de champignons à Varengeville-sur-Mer, n'a plus que deux marchés sur les six qu'elle faisait avant le confinement. © Radio France - Thomas Schonheere
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En temps normal, Sylvie Duchesne, qui produit des champignons à Varengeville-sur-Mer, écoule une partie de sa production auprès des restaurateurs de la région. Il ne lui reste que deux marchés sur les six qu'elle faisait avant le confinement. 

Elle se demande pourquoi les autres marchés de la région ne peuvent pas, eux-aussi, rouvrir : "Le dernier marché que l'on a fait à Dieppe, les stands étaient distancés de quatre mètres, les commerçants se sont disciplinés pour que les gens gardent une certaine distance entre eux... Et ça c'est très bien passé ! Il faut faire un peu confiance à la population."

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