Économie – Social

Suppression des contrats aidés : les associations dénoncent un plan social qui touche toute la Loire

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 18 octobre 2017 à 19:11 Mis à jour le jeudi 19 octobre 2017 à 10:27

300 personnes place Jean-Jaurès à Saint-Étienne pendant une partie de l'après-midi.
300 personnes place Jean-Jaurès à Saint-Étienne pendant une partie de l'après-midi. © Radio France - SM

250 emplois en moins dans les centres sociaux à cause de la suppression des contrats aidés. C’est le décompte des associations qui appelaient à manifester à Saint-Étienne ce 18 octobre dans le cadre du mercredi noir lancé à l’échelle nationale.

Les associations et les travailleurs sociaux ont répondu présents pour participer au mercredi noir ce 18 octobre. Vers 12h, ils étaient 300 environ sur la place Jean-Jaurès de Saint-Étienne venus de toute la Loire. Des représentants de centres de loisirs, des centres sociaux, des associations qui ont perdu un ou deux postes lors de la rentrée à cause de la décision du gouvernement de ne pas renouveler les contrats aidés.

250 emplois menacés dans la Loire

Des manifestants qui estiment que 400 structures dans la Loire pourraient perdre environ 250 emplois. Tous ont le sentiment de vivre un plan social déguisé. Selon eux, la suppression des contrats aidés dans les campagnes va notamment avoir des conséquences très lourdes.

"En milieu rural, on fait partie des rares structures sur nos communes qui peuvent accueillir des jeunes. On a un maillage moins dense chez nous ", _explique Jean-Baptiste Willaume, directeur du centre social de Sury-le-Comtal, qui a perdu deux contrats aidés en septembre. _"Sachant aussi que l’on est sur une commune où il y aune pauvreté importante. Il y a des familles qui ont peu de moyens. Si on détruit des structures comme les nôtres, ces familles seront sans solution."

Besoin "identifié et remonté" assure le préfet

Les manifestants ont été rejoints par beaucoup d'élus de la municipalité de Saint-Étienne. Une délégation a demandé à être reçue en préfecture. Les fédérations et les élus pourraient l’être dans les jours à venir. Le collectif qui a organisé la manifestation a également demandé au préfet la mise en place d’un moratoire d’un an pour réaliser une étude sérieuse sur l’impact de cette mesure.

Invité de France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi matin, le préfet de la Loire Evence Richard a confirmé qu'il recevrait prochainement une délégation et expliqué que sur le point des contrats aidés, "le besoin, notamment des centres sociaux pour l'animation des quartiers de politique de la ville, est clairement identifié et a déjà été remonté."