Économie – Social

Syndicats et élus locaux vigilants après l'annonce de la suppression de 400 postes chez Saint-Gobain

Par Cédric Lieto et Thierry Colin, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine jeudi 3 août 2017 à 17:55

L'usine Saint Gobain à Pont-à-Mousson le 12 avril 2016
L'usine Saint Gobain à Pont-à-Mousson le 12 avril 2016 © Maxppp - Cédric Jacquot

Alors que le PDG de Saint-Gobain était reçu ce jeudi par le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, salariés et élus locaux s'inquiètent de la suppression de 400 postes prévue d'ici 2021. La société emploie 2.000 salariés en Lorraine.

La nouvelle est tombée au coeur de l'été au terme d'un Comité central d'entreprise à Pont-à-Mousson : le groupe va supprimer 400 postes d'ici à 2021 mais "sans plan social" selon la direction. Toutes les unités du groupe pourraient être concernées. En Meurthe-et-Moselle, le fabricant de gros tuyaux en fonte emploie 2.000 personnes sur plusieurs sites dont Pont-à-Mousson, Blénod, Toul et Foug. Alors cette menace inquiète syndicats et élus locaux.

Présents "pour trouver des solutions"

Des élus, à l'image de Bernard Bertelle, maire de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, qui se rangent clairement du côté des salariés alors qu'on devrait en savoir plus sur les suppressions de postes au mois de septembre :

Ce ne sont pas les salariés qui ont pris la technique, la technologie, le savoir-faire et qui l'ont exporté au Japon pour monter des usines à bas coûts. Quand je discute avec les syndicats, on n'est pas là pour mettre le feu, on est là pour trouver des solutions pour que tout le monde y gagne."

Un soutien qui doit dépasser la région selon la CGT

Les salariés de Saint-Gobain en Lorraine, qui possède les derniers hauts-fourneaux de la région, ont aussi reçu les soutiens de Caroline Fiat, députée de Pont-à-Mousson ou de Dominique Potier, député du Toulois. Mais pour Julien Hézard, le délégué CGT, il faut un soutien qui dépasse la région pour obtenir le maintien de l'activité en Meurthe-et-Moselle :

Le meilleur soutien pour Saint-Gobain PAM, c'est d'acheter des tuyaux, des plaques de fonte. Dans les marchés, il faut demander que ce soit du made in France, produit à Pont-à-Mousson ou dans les sites français à Foug ou Blénod. Comme ça, on discuterait d'autre chose que de la suppression de 400 emplois."

Julien Hézard espère que les salariés sauront se mobilier au moment des discussions avec la direction en septembre prochain. Des salariés qui se souviennent de la visite à l'usine de Pont-à-Mousson d'un certain Emmanuel Macron en avril 2016 en tant que ministre de l'économie.