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Économie – Social

Take Eat Easy : la galère des livreurs parisiens

vendredi 29 juillet 2016 à 6:10 Par Fanny Bouvard, France Bleu Paris

Ce mardi 26 juillet la plateforme de livraison de repas Take Eat Easy a été placée en redressement judiciaire. Du jour au lendemain, son activité a cessé, laissant sur le carreau des centaines de livreurs franciliens.

Illustration : un livreur Take Eat Easy avant le placement en redressement judiciaire
Illustration : un livreur Take Eat Easy avant le placement en redressement judiciaire © Maxppp - LEFEBVRE

Paris, France

Après trois ans d'activité, la startup bele Take Eat Easy se retrouve en redressement judiciaire. Une annonce à laquelle aucun livreur ou restaurateur, utilisateur de la plateforme de livraison de repas, ne s'attendait. "En Île-de-France, ce sont près de 800 ou 900 livreurs, dont 200 très actifs, qui se retrouvent sur le carreau", explique Matthieu Dumas, ancien de Take Eat Easy et président du Collectif des Coursiers Franciliens.

"On nous tenait mordicus que ça ne tomberait pas dans l'année, et c'est tombé dans le mois" Matthieu Dumas

"Lundi soir,  les coursiers ont travaillé sans rien savoir, raconte Nicolas Clg, membre du collectif. Et mardi matin, alors que beaucoup se préparaient pour leur tournée du midi, les employés du bureau parisien nous ont informé qu'il n'y aurait plus rien!". D'autres l'ont découvert sur Facebook ou par mail. Plus de travail donc, et pas non plus de rémunération pour ces auto-entrepreneurs, payés 7,5 euros la course et toutes les deux semaines sur présentation d'une facture.

"Moi c'est près de 2.200 euros que j'attendais" Askaé, ancien coursier de Take Eat Easy

Askaé, ancien livreur de Take Eat Easy - Radio France
Askaé, ancien livreur de Take Eat Easy © Radio France - Fanny Bouvard

"On aurait déjà dû être rémunéré le 20 juillet pour les deux premières semaines du mois, explique Askaé, livreur à plein temps pendant l'été. Mais Take Eat nous a expliqué qu'avec les jours fériés, il faudrait attendre un peu. On a travaillé encore plus et voilà ce qu'on récolte." Il faut donc parer au plus urgent et retrouver un employeur. Askaé a décidé d'accepter plus de missions chez UberEats, pour qui il travaillait occasionnellement. "Ils paient toutes les semaines, alors ça va renflouer mon découvert en attendant!"

Reportage : "Il faut qu'on reste unis, solidaires" Nicolas Clg

Dès le mardi après-midi, en contact avec le collectif, près de 60 livreurs ont été formés chez Foodora. La startup Nestor, qui livre exclusivement le midi en entreprise, en a formé une vingtaine.   

Elie, comédien et livreur occasionnel, place de la République à Paris - Radio France
Elie, comédien et livreur occasionnel, place de la République à Paris © Radio France - Fanny Bouvard

Reste à présent une question : les coursiers de Take Eat Easy seront-ils bien payés pour leurs courses du mois de juillet ? "Franchement, j'ai regardé sur des forums et j'ai vite compris qu'on ne récupérerait rien du tout", estime Elie, comédien et livreur occasionnel.  Mais les choses s'organisent. Certains ont décidé de se battre au cours du redressement judiciaire, même s'ils savent que cela prendra du temps.