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Les urgences de Montauban et de Moissac entrent dans le mouvement de grève national

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Par , France Bleu Occitanie

Le service des urgences de Montauban est en grève illimité depuis lundi. Celui de Moissac-Castelsarrasin entrera en grève ce jeudi 6 juin. Ces deux services subissent comme dans les grands hôpitaux le manque d'effectif et ses conséquences. "On est à bout" lancent deux représentantes syndicales.

Le centre hospitalier de Montauban a vu le nombre de patients doubler aux urgences en 20 ans.
Le centre hospitalier de Montauban a vu le nombre de patients doubler aux urgences en 20 ans. © Maxppp - Chantal Longo

À Montauban, CGT, FO et la CFDT ont déposé un préavis de grève illimité depuis ce lundi 3 juin. Comme partout en France, l'intersyndicale dénonce le manque de moyens et la fatigue accumulée des personnels. La direction "comprend" mais n'a "pas la capacité de financer" les postes demandés.

Mouvement suivi à 80% et direction compatissante

Depuis lundi 7h30, tous les services des urgences sont impactés par cette grève. Au centre hospitalier de Montauban, les mêmes causes qu'ailleurs : le manque de personnels soignants pour faire face à 40 000 passages par an. Un chiffre qui a doublé en 20 ans. Manuela Dader, secrétaire CGT du Centre hospitalier de Montauban résume la situation ainsi : 

"On parle de maltraitance institutionnelle car passer de 55 à 110 entrées par jour avec quasiment le même nombre de personnel, on ne peut pas répondre aux besoins fondamentaux des patients. Ce sont des personnes âgées sur des brancards pendant quatre ou cinq heures qui demandent le bassin, à qui on ne peut pas répondre, et qui s'urinent dessus. Pour les agents c'est insupportable". Manuela Dader CGT 

Ce mardi, la direction et les ressources humaines de l'hôpital a reçu une délégation de grévistes. Mais la réunion n'a pas permis d'avancer. Les grévistes réclament une dizaine de postes depuis des agents administratifs aux soignants, brancardiers jusqu'à la présence d'un agent de sécurité. Dans un communiqué, la direction de l'hôpital de Montauban confirme les chiffres de fréquentations des urgences "le nombre de passages aux urgences [est passé] de 32 000 par an en 2013 à 40 000 par an en 2018 du fait de l’augmentation et du vieillissement de la population tarn-et-garonnaise et de la démographie médicale en tension des médecins généralistes et spécialistes". Mais on peut aussi lire : 

"La Direction du Centre Hospitalier de Montauban tient à préciser qu’elle ne s’oppose pas aux agents et comprend leurs revendications mais elle n’est pas à l’heure actuelle en capacité de financer ces créations de poste du fait des crédits alloués par l’assurance maladie". Communiqué de la direction du centre hospitalier de Montauban

Le mouvement de grève se poursuit donc à Montauban.

"Turn-over" d'infirmiers à Moissac-Castel' 

À 6h45 jeudi 6 juin, les personnels des urgences de l'hôpital de Moissac-Castelsarrasin sont appelés à se mettre en grève à leur tour. Ici, les représentants syndicaux dénoncent une attitude "méprisante" de la direction qui n'écouterait pas assez les agents. Heures supplémentaires non récupérées, auto-remplacement, suppression de jours de repos, redéploiement d'infirmiers venus d'autres services...  "Y a un turn-over qui est impressionnant. Je reçois des appels d'infirmières qui sont là depuis des années qui n'en peuvent plus et veulent partir. Et rien n'est fait pour fidéliser les équipes. Il y a de plus en plus d'arrêt maladie" décrit Mireille Riol. Mais l'élue CGT s'inquiète aussi de l'avenir : 

"Mon petit hôpital de Castel-Moissac sera le premier impacté par le plan 'Ma santé 2020' de Mme Buzyn [plan de la ministre de la santé qui vise à maintenir l'offre de soin proche des patients, NDLR]. On éloigne de plus en plus les gens de l'offre de soins. Si nos urgences ne peuvent plus fonctionner comment on va faire pour aider la population. Il nous manque un chirurgien viscéral et on a le sentiment que rien n'est fait pour le trouver. Et puis on est dans un petit département rural où il y a beaucoup de personnes âgées pour qui la proximité des soins est importante. Faut arrêter de faire des économies à l'hôpital public!" Mireille Riol

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