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Économie – Social

Tarn : opération escargot menée par le BTP et les agriculteurs

mercredi 5 décembre 2018 à 19:07 Par Simon Cardona, France Bleu Occitanie

Une centaine de camions du BTP accompagnés d'une vingtaine de tracteurs ont mené une opération escargot mercredi 5 décembre dans le Tarn. Ils réclament l'annulation de la suppression du gazole non routier (GNR), leur principal carburant.

Une centaine de camions ont mené une opération escargot entre Albi et Saint-Sulpice-la-Pointe
Une centaine de camions ont mené une opération escargot entre Albi et Saint-Sulpice-la-Pointe © Radio France - Simon Cardona

Tarn, France

À partir de 5h du matin et pendant toute la journée, camions et tracteurs ont roulé au pas sur la rocade d'Albi, l'A68 jusqu'à Saint-Sulpice puis Castres, avant de rentrer à Réalmont. Salariés, employeurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), et agriculteurs veulent continuer à utiliser le gazole non routier (GNR), carburant qui sert aux bulldozers, pelleteuses, moissonneuses-batteuses... Le gouvernement voulait le supprimer le 1er janvier. Le moratoire proposé par le gouvernement ne les satisfait pas. Ils exigent l'annulation de la réforme.

On leur a imposé le GNR il y a trois ans

C'est l'exemple d'un secteur économique aux mêmes préoccupations que lors des premières manifestations des gilets jaunes. D'ailleurs, ces derniers étaient nombreux à accompagner le cortège. 'Il y a trois ans, on nous a imposé d'utiliser du GNR, supposément moins polluant que le fuel rouge, explique Frédéric, gérant d'une société tarnaise dans le BTP. Aujourd'hui, on veut nous interdire le GNR pour passer au gazole classique."

Déjà lors du passage au GNR, ils avaient dû faire face à une hausse de leurs charges en carburant. Ils avaient aussi été obligés d'adapter leurs machines pour qu'elles fonctionnent au gazole non routier.

"Ce sont encore les contribuables qui vont payer."

Sauf que le GNR coûte 60 centimes moins cher. Passer au gazole classique impliquerait entre 60 et 70.000€ de charges supplémentaires pour les entreprises du BTP. "Le problème, c'est qu'on va devoir augmenter le coût de nos travaux, commandés par les collectivités locales. Qui est-ce qui va payer la différence ? C'est toujours le contribuable !", explique Frédéric.

Les agriculteurs solidaires

Une trentaine d'agriculteurs ont participé à l'opération escargot. Eux aussi utilisent le GNR et ils ont peur d'être à leur tour sanctionnés. Ils sont déjà accablés de charges d'après Sébastien, producteur de céréales : "Il n'y a plus de boeufs dans les champs pour tracter les charrues, c'est fini depuis longtemps ça, tout le monde le sait non ?! On utilise tous du GNR. Le problème, c'est que les producteurs de lait le vendent au prix d'il y a trente ans et que les charges ont explosé."

Agriculteurs et chefs d'entreprise ne veulent ni d'aide, ni délai pour passer au gazole classique. Ils exigent l'annulation de la mesure pour pouvoir continuer à utiliser le GNR que le gouvernement leur a imposé il y a trois ans. 

Des tracteurs sur l'un des échangeurs de la rocade d'Allbi - Radio France
Des tracteurs sur l'un des échangeurs de la rocade d'Allbi © Radio France - Simon Cardona