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Économie – Social

Tata Steel trouve un nouvel acheteur pour son usine d'Hayange

mardi 22 décembre 2015 à 15:04 - Mis à jour le mardi 22 décembre 2015 à 15:44 Par Blandine Costentin, France Bleu Lorraine Nord et Johanne Burgell, France Bleu Lorraine Nord

Le groupe sidérurgique indien Tata Steel a l'intention de vendre une partie de sa branche européenne, dont l'usine d'Hayange en Lorraine qui emploie 450 salariés. L'annonce a été faite ce mardi, des négociations sont ouvertes avec un fonds d'investissement, Greybull Capital.

L'usine Tata Steel d'Hayange.
L'usine Tata Steel d'Hayange. © Maxppp

Hayange, France

Une nouvelle phase d'incertitude s'ouvre pour les 450 salariés de l'usine Tata Steel d'Hayange. Le sidérurgiste indien annonce ce mardi qu'il négocie la vente d'une partie de ses activités européennes avec le fonds d'investissement britannique Greybull Capital. Le site mosellan fait partie du lot. Six ou sept usines et quelque 4.700 emplois sont concernés en tout. Des sites spécialisés dans les "produits longs", comme les rails que produit Hayange, alors que Tata conserve les produits plats, comme les tôles pour l'automobile. Le secteur traverse une "période extrêmement critique", selon son directeur général en Europe Karl Koehler.  

Ce n'est pas la première fois que Tata envisage de se séparer de son usine d'Hayange. En octobre 2014, le groupe indien avait entamé des discussions avec le fonds de pension américain Gary Klesch. Mais les négociations ont été rompues à l'été 2015 avec ce financier à la réputation sulfureuse. Et en octobre, la conclusion d'un contrat avec la SNCF a représenté un bol d'air pour l'usine de la Fensch.

"On ne sait pas ce que Greybull va faire de nous"

Cette commande d'un milliard d'euros pour 7 500 tonnes de rails, l'usine d'Hayange en a bénéficié en grande partie. Les syndicats préfèrent donc être rassurants. La CFDT, syndicat majoritaire, préfère d'ailleurs Greybull, qui est un fonds d'investissement, à Klesch, qui est un fonds de pension. "On ne sait pas ce que Greybull va faire de nous. Mais sur leur site internet, on voit qu'ils se définissent comme des investisseurs à moyen et long terme. Ce n'est pas pour faire un coup d'achat-revente mais c'est plutôt pour nous garder quelque temps" estime Grégory Zébot, de la CFDT de Tata Steel d'Hayange. 

Grégory Zébot, CFDT Tata Steel d'Hayange

"Pas d'inquiétude sur le site d'Hayange"

Le président de Tata Steel France Rail se veut rassurant. Gérard Glas explique que "c'est justement ce qui est intéressant pour les investisseurs, avoir des garanties de contrats à long terme. La commande de la SNCF donne une très bonne base à l'usine de Lorraine. A ma connaissance il n'y a aucune remise en cause, ni des contrats avec les employés ni avec les fournisseurs. Il n'y a aucune inquiétude sur le site d'Hayange. Je ne peux pas être plus clair."

Gérard Glas, président de Tata Steel France Rails.

Le maire d'Hayange est très inquiet

Fabien Engelmann, maire FN d'Hayange voit pourtant d'un très mauvais œil ce rachat par Greybull : "Si l'entreprise se porte bien, je ne comprends pas pourquoi Tata Steel la vend. Ça nous inquiète. Les fonds d'investissement, en règle générale, sont là pour faire du profit au maximum et de là, nous avons souvent des vagues de licenciement."

Fabien Engelmann, maire d'Hayange.

L'usine Tata Steel d'Hayange est une entreprise de transports. Pour être rachetée, il faut donc l'accord du gouvernement. Greybull a besoin du feu vert de Bercy. Mais d'après les syndicats, le gouvernement autorisera cette vente, qui pourrait être conclue d'ici le 31 mars 2016.