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Dossier : Coronavirus Covid-19

TÉMOIGNAGES - Reconfinement et fermeture des commerces : une cinquantaine de personnes manifestent à Belfort

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Après une première manifestation samedi à Montbéliard, des commerçants se sont retrouvés ce lundi devant la préfecture de Belfort, pour alerter les autorités sur leur situation : beaucoup disent être au "bord du précipice" à cause de la crise sanitaire qui les oblige à fermer boutique.

Tous estiment être au bord du "gouffre"
Tous estiment être au bord du "gouffre" © Radio France - Wassilla Guittoune

Environ une cinquantaine de commerçants du nord Franche-Comté se sont retrouvés ce lundi matin devant la préfecture de Belfort. Coiffeurs, restaurateurs, vendeurs de vêtements, ou encore photographes, tous demandent aux services de l’État de prendre en compte leur situation : "nous sommes au bord du précipice" a expliqué l'un des porte-paroles du collectif des entrepreneurs et salariés en difficulté.

Une année blanche pour le magasin de costumes de Valdoie

Natacha Levrato fait partie de ces commerçants pessimistes, elle qui tient l'entreprise "La caverne festive", magasin de location de déguisements à Valdoie, dans le Territoire de Belfort : "Je ne vais pas bien. On me ferme mon commerce en plein carnaval, et pour Halloween, donc pour les deux plus grosses fêtes pour moi. Ce sont mes deux plus gros chiffres de l'année. C'est donc une année blanche pour moi. J'ai aussi une remorque granita, barbe à papa, glace à l'italienne où je travaille pour tout ce qui est fête de la musique, sauf que c'est annulé. 2020 est l'année catastrophique". 

La peur du lendemain

La commerçante assure que les aides de l’État n'y changent rien : "J'ai la chance d'avoir un mari qui travaille, s'il n'était pas là, _je serais à la rue avec mes enfants_. Cette situation ne va pas s'arranger, on parle déjà d'une troisième vague. Nous ce qu'on demande c'est d'ouvrir nos commerces et vivre de nos commerces. On ne demande pas l'aumône, on demande à pouvoir travailler correctement. On est équipés, on est capable de gérer le flux de clients dans nos boutiques".

Une cinquantaine de manifestants étaient présents
Une cinquantaine de manifestants étaient présents © Radio France - Wassilla Guittoune

Des impayés dans la sphère privée

Même sentiment chez Nancy Robin, patronne, avec son mari d'un restaurant à Joncherey, dans le Territoire de Belfort : "Je ne suis pas au bord du précipice, j'ai un pied dedans. Nous avons acheté une maison il y a 4 ans, nous avons un emprunt de 16 ans, et depuis 3 mois mon prêt ne passe pas. Donc on attend quoi? Qu'on vienne saisir la maison? Qu'on se retrouve à la rue? C'est cela qu'ils veulent? Qu'on soit à la rue?" s'emporte la commerçante, émue. 

Des aides pas à la hauteur?

"On n'a plus d'entreprise, on n'a plus rien. L'aide de l'Etat est misérable. Il y a le chômage partiel pour les salariés. On a reçu 1.500 euros pour une personne, virés sur le compte de l'entreprise mais nous _on n'a pas de salaire_. On fait comment pour manger?" ajoute Nancy Robin, qui a "symboliquement" ouvert son restaurant la semaine dernière en plein confinement pour alerter sur sa situation. 

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