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"Territoires zéro chômeur de longue durée" : un projet plus que jamais nécessaire avec la crise ?

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Par , , France Bleu Bourgogne

Les députés s'apprêtent à valider l'extension du dispositif "Territoires zéro chômeur de longue durée", lancé en 2017 par Laurent Grandguillaume. Une accélération malgré la crise, preuve que ce projet a du sens selon l'ancien député socialiste de Côte-d'Or.

Laurent Grandguillaume, ancien député, porteur du projet Territoires zéro chômeur de longue durée
Laurent Grandguillaume, ancien député, porteur du projet Territoires zéro chômeur de longue durée © Maxppp - Vincent Isore

D'ici quelques heures, ce sera effectif : après trois premières années encourageantes et plus de 1.500 emplois créés ou accompagnés, le projet Territoires zéro chômeurs de longue durée va passer au stade supérieur. Il va être étendu à une cinquantaine de nouveaux territoires en France, contre dix seulement aujourd'hui.

On ne coûte pas cher en comparaison des sommes engagées pour les plans de relance

Trois grands principes constituent toujours la base du dispositif : personne n'est inemployable, il y a du boulot en France, et il y a de l'argent. Mais vu ce que coûte la crise sanitaire, y a -t-il assez d'argent pour financer ce dispositif ?

"On ne coûte pas très cher", répond Laurent Grandguillaume. "Aujourd'hui le budget consacré à l'expérimentation c'est un peu pus de 10 millions d'euros. En comparaison des sommes engagées pour les plans de relance et de soutien, c'est une petite goutte d'eau." Cette crise, loin de freiner le projet, va au contraire l'accélérer. "Aujourd'hui (lundi) sera votée à l'assemblée la loi qui permet son extension :  donc le gouvernement et le parlement ont décidé de soutenir ce projet, compte tenu de la forte augmentation du chômage."

Comment ça marche ? Eh bien en résumé, plutôt que de payer du chômage à ces personnes, on les paie pour un travail, créé de toutes pièces. "Le coût d'un emploi pour une entreprise, c'est 20.000 euros par an, salaires et cotisations compris. Le coût du chômage de longue durée, a encore récemment été estimé à 40.000 euros par an et par personne. Car quand on est au chômage, nos conditions de santé se dégradent, et bien des choses encore, il y a a donc des coûts indirects."

Plus d'un millier d'emplois créés en trois ans

Depuis le début de l'expérimentation, plus d'un millier d'emplois ont été créés, et 500 autres personnes accompagnées dans leur retour à l'emploi. "Ce sont des entreprises sociales", précise Laurent Grandguillaume. "C'est-à-dire que tous les bénéfices sont réinvestis dans la production et dans l'emploi. Ce sont des emplois qui n’entrent en concurrence avec personne, qui sont essentiellement sur les activités liées à la transition écologique, à l'économie circulaire, à la sécurité alimentaire, et enfin les services à la personne."

En Côte-d'Or, à l'heure qu'il est, seule la ville de Semur-en-Auxois est candidate à l'expérimentation, d'autres suivront peut-être, comme la Fontaine d'Ouche à Dijon, intéressée par cette extension. Et si vous demandez à Laurent Grandguillaume si on peut vraiment mettre fin au chômage de longue durée, la réponse est claire. "Bien évidemment, d'ailleurs on l'a démontré dans les dix territoires d'expérimentation. En Bourgogne-Franche-Comté, il y a Prémery, dans la Nièvre, qui est un territoire d'expérimentation. C'est déjà une centaine d'emplois créés en moins de trois ans, cette entreprise est devenue la première entreprise sur le territoire. On va tendre à apporter une solution à toutes les personnes qui veulent entrer dans le projet." 

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