Économie – Social

Tilly-Sabco : trois offres de reprise déposées ce mercredi

Par Anne Treguer et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel et France Bleu mercredi 2 novembre 2016 à 19:05

3 candidats à la reprise de Tilly Sabco
3 candidats à la reprise de Tilly Sabco © Radio France - Annaig Haute

Trois industriels ont déposé ce mercredi, dans les délais une offre de reprise de l'abattoir de volailles de Guerlesquin (Finistère). L'entreprise du centre Bretagne est en redressement judiciaire depuis cet été. Les 196 salariés attendent depuis des mois d'être fixés sur leur avenir.

Les candidats avaient jusqu'à ce mercredi midi pour déposer leur candidature pour reprendre l'abattoir de Guerlesquin. Cette fois, trois industriels se sont manifestés : un français, un néerlandais et un saoudien, et ces propositions se rajoutent à celle de LDC.

Quatre offres de reprises avec très peu de salariés

Il y a quelques semaines, une première offre de LDC avait donné le ton et à ce jour elle est maintenue. Le groupe volailler qui commercialise notamment sous les marques Le Gaulois ou encore le poulet de Loué proposait la reprise de huit salariés seulement de l'atelier saucisses, et encore, en les délocalisant à Plouay (Morbihan), plus un reclassement sur d'autres sites pour une quarantaine de personnes.
Ce mercredi, la meilleure offre, en terme d'emplois sauvés, a été déposée par le saoudien Al Dari, 55 salariés repris, le néerlandais Wegdam conserverait 45 personnes, enfin Le Clezio Industrie propose le maintien de 25 emplois.

Pour les salariés, " c'est un mélange d'espoir et de douche froide"

Le comité d'entreprise va demander aux candidats d'améliorer leurs offres, mais les salariés savent que la casse sociale sera de toute façon importante. Beaucoup de questions restent en suspens : quelle production, pour quel marché ? Que deviendra le site de Guerlesquin ? Un abattoir ne peut pas fonctionner avec quelques dizaines de salariés. Les "Tilly" ne croient plus aux promesses, depuis qu'il y a deux ans on leur a fait miroiter des millions d'euros d'investissements et un produit haut de gamme, le poulet aux algues sans antibiotiques. "Les salariés sont fatigués, depuis deux ans, les soubresauts de l'entreprise ont fait beaucoup de dégâts sur le plan humain", explique la syndicaliste Corinne Nicole, " il faut les protéger d'une reprise qui aboutirait a un dépôt de bilan d'ici un an."

Le tribunal de commerce de Brest fera le point le 10 novembre sur ces différents offres de reprise.