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Économie – Social

Toiles de Mayenne : "l'entreprise a un savoir-faire et des salariés de grande qualité" explique Grégoire Denis

lundi 4 juin 2018 à 15:34 Par Stéphanie Denevault et Martin Cotta, France Bleu Mayenne

Six offres sont sur la table pour reprendre les Toiles de Mayenne à Fontaine-Daniel. Le tribunal de commerce de Laval fera son choix le 13 juin. L'entreprise de tissu, en redressement judiciaire depuis juillet 2017, compte 85 salariés. Grégoire Denis, son président, a reçu France Bleu Mayenne.

Grégoire Denis le président des Toiles de Mayenne
Grégoire Denis le président des Toiles de Mayenne © Radio France - Martin Cotta

Fontaine Daniel, Saint-Georges-Buttavent, France

L'avenir d'un fleuron de l'industrie mayennaise se jouera le mercredi 13 juin. Le tribunal de commerce de Laval se penchera sur Toiles de Mayenne, l'entreprise basée à Fontaine-Daniel, dans le nord du département. Elle connait de grosses difficultés financières puisqu'elle est en redressement judiciaire depuis le 5 juillet dernier. Le créateur et fabriquant de tissus de décoration fait du haut de gamme et du sur-mesure. L'entreprise existe depuis 1806. Six candidats à la reprise ont déposé des dossiers. Grégoire Denis, son président, a accepté d'évoquer la situation de son entreprise pour France Bleu Mayenne. 

- Six offres de reprises vont être examinées par le tribunal de commerce le 13 juin. Dont une avec des patrons de la Mayenne. Parlons d'abord des cinq premières offres car elles ne reprendraient que la marque, le site de production, les points de vente mais pas la dette et la trésorerie. Quels sont les entrepreneurs, leurs profils derrière ces offres ? 

_Il y a soit des investisseurs qui sont des particuliers, soit des entreprises. Parmi les investisseurs, un seul est suivi par des entrepreneurs de la Mayenne, très sensible au devenir des Toiles de Mayenn_e [Alain Bourguignon, un nantais, ndlr] et le Groupe Frémaux-Delorme. La marque Yves Delorme possède d’ailleurs 250 magasins dans le monde.

- Cette offre est votre préférence ? 

Je n’ai pas de préférence. Ma préférence, et ce qui m’anime ces derniers mois, c’est de tout faire pour que l’entreprise connaisse une nouvelle période avec des investisseurs de qualité. Aujourd'hui il y a une offre en continuation, portée par un investisseur parisien.

-  85 salariés travaillent dans l'entreprise. Vous leur avez parlé ? Vous les avez rassurés ? 

Ils sont au courant, en temps réel, de ce qui se passe. Des représentants du personnel dans le cadre du redressement judiciaire, sont informés en permanence. Toutes les personnes qui ont fait une offre les ont rencontrés ou vont le faire dans la semaine, pour échanger avec eux. 

Toutes les personnes qui ont fait une offre ont rencontrés les salariés ou vont le faire dans la semaine, pour échanger avec eux. 

- L’entreprise est en redressement judiciaire depuis juillet 2017. Cela veut donc dire qu’il y a des choses qui n’ont pas marché. Qu’est ce qui n’a pas fonctionné ? 

Dans notre secteur, nous sommes sur un marché dépressif. Le marché en valeur a perdu 50% en quinze ans. Mais il faut savoir que nous, pendant cette période, n’avons fait que -5%, donc on s’est mieux comporté que le marché. Cependant l’entreprise n’avait plus les moyens d’investir pour un modèle d’avenir. 

- Que devra donc faire le futur repreneur ? 

Il faut investir dans trois directions. Construire une collection plus importante que celle que nous avons aujourd’hui, donc une offre de produits plus importantes. Il faut aussi restructurer le réseau de ventes et développer l’export. 

- Votre famille, la famille Denis est entrée au capital de l'entreprise en 1830, c'est une page qui se tourne. Il y a de la tristesse, de l'abattement chez vous ou pas ? 

Il n’y a pas de tristesse car cela fait un moment que nous le savons [Grégoire Denis et son frère Raphaël Denis, directeur général de Toiles de Mayenne, ndlr]. C’est une page qui va se tourner effectivement mais le plus important c’est l’entreprise et les salariés. J’espère que le tribunal choisira la meilleure solution pour eux. Bien entendu nous avons fait notre introspection sur les actions menées avec les membres de l’entreprise. Quand vous êtes sur une vraie pente glissante, car le marché était une vraie pente glissante, et que vous arrivez à tenir aussi longtemps, c’est bien. Et souvent les gens nous demandaient ‘mais comment faites-vous ?’ L’entreprise va continuer à faire, parce qu’elle a des ressources, un savoir et des salariés de grande qualité et c’est ça qui attire les industriels.