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Dossier : Coronavirus Covid-19

Toulouse - Gimont : Latécoère impacté par la crise du coronavirus

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Par , France Bleu Occitanie

Le fabricant de portes et de systèmes électriques pour avion a dévoilé ce mercredi son chiffre d'affaires pour le premier trimestre : en baisse de près de 18%. Le sous-traitant tente d'amortir le choc et de préparer la reprise. La CGT estime que ce n'est pas la priorité.

L'usine 4.0 de Latécoère inaugurée en 2018 en zone de Montredon.
L'usine 4.0 de Latécoère inaugurée en 2018 en zone de Montredon. © Radio France - Vanessa Marguet

Le premier trimestre 2019 avait été une bonne période. Celui de de 2020 est en repli chez l'équipementier aéronautique emblématique de Toulouse. Comme tout le reste du secteur aéronautique, Latécoère n'échappe pas à la crise.

Une baisse en partie imputable au coronavirus

Latécoère ce sont deux branches d'activité. L'aérostructure (porte d'avion, fuselage..) qui enregistre une baisse de 21% de son chiffre d'affaires avec 80,5 millions d'euros. Et les systèmes d'interconnexion (systèmes électriques ...) qui ont engrangé 69,4 millions d'euros, soit près de 14% de moins qu'en 2019 sur la même période. Au global, Latécoère réalise un chiffre d'affaires près de 150 millions d'€ au premier trimestre (-17,9% par rapport à 2019)

Le confinement n'a touché les sites de production que dans la dernière semaine du trimestre mais les clients du sous-traitant (Airbus, Embraer ou Dassault) avaient commencé à réduire leurs commandes plus tôt. Et aujourd'hui les fournisseurs sont aussi à l'arrêt.

Usines à l'arrêt et faible visibilité 

Latécoère a fermé tous ces sites de fabrication entre le 18 et le 23 mars le temps de s'adapter aux mesures sanitaires. Mais en Midi-Pyrénées, les usines de Périole et Montredon à Toulouse et celle de Gimont sont à l'arrêt depuis le 6 avril. Le CSE prévu ce jeudi 23 avril devrait aborder leur réouverture. Le site de Labège a rouvert mais avec une activité réduite en fonction des commandes. L'équipementier aéronautique jongle entre chômage partiel, congés, arrêts de travail et télétravail. Un tiers des salariés est en activité. La direction se refuse à dire combien des quelques 1000 salariés de la région (comme du reste du groupe) sont en chômage partiel "leur nombre et leur situation fluctuant sans cesse".  

Fabriquer des avions dans la période actuelle n'est pas une bonne idée.

Pour Florent Costes, délégué CGT chez Latécoère, reprendre une activité totale n'est pas la priorité : "fabriquer des avions dans la période actuelle n'est pas une bonne idée. Entre le péril économique et le péril de mort des salariés on n'hésite pas. C'est une crise globale, la solution n'est pas dans les mains de la direction. Ca passe par des décisions politiques, économiques... Je ne souhaite pas que Latécoère meure! C'est une entreprise centenaire, c'est mon employeur, c'est mon salaire mais il faut d'abord combattre l'épidémie". 

Les annonces d'Airbus qui prévoit de fortement réduire ses cadences pour plusieurs mois sont une source d'inquiétude chez les salariés. La direction de Latécoère admet que "la situation liée au Covid-19 continue à exercer une pression importante sur ses revenus au deuxième trimestre 2020", et qu'elle n'a "pas à l'heure actuelle une visibilité suffisante pour en quantifier l'impact". Le groupe a d'ailleurs abandonné les objectifs fixés en début d'année et signé avec des banques un prêt garanti par l'état de 60 millions d'€ pour avoir de quoi redémarrer... Le moment venu. 

Une crise qui tombe mal pour une entreprise dont la santé reste fragile malgré le rachat par un fond d'investissement américain fin 2019 et environ 200 départs ou reclassements de salariés depuis 2016.

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