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Le parquet général fait appel de la reprise de l’institut de sondage BVA par un fond anglo-saxon

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Par , France Bleu Occitanie

Le choix du fonds anglo-saxon Alcentra pour la reprise de l’Institut BVA était contesté par les salariés du siège de Toulouse qui emploie 500 personnes à Balma. Le parquet général a fait appel de la décision du tribunal de commerce.

500 salariés travaillent au siège central de l'Institut BVA à Balma près de Toulouse
500 salariés travaillent au siège central de l'Institut BVA à Balma près de Toulouse - @Google street view

Le fonds de dette Alcentra, retenu mardi 15 septembre par le tribunal de commerce de Toulouse pour la reprise de la société de sondages française BVA, exprime sa "vive préoccupation" après un appel du parquet général contre son projet. 

"Le tribunal de commerce de Toulouse a jugé que l'offre d'Alcentra était la mieux à même de garantir l'avenir de l'entreprise ainsi que celui de ses employés, fournisseurs et clients (...) L'appel de cette décision prolonge la période d'incertitude et met en jeu des centaines d'emplois", indique Alcentra, une filiale de l'américain BNY Mellon. Le fonds réaffirme qu'il est prêt "à prendre le contrôle de BVA et à soutenir financièrement le groupe afin d'en préserver les emplois et de le replacer sur le chemin de la croissance, conformément à la décision du tribunal de commerce de Toulouse". 

500 emplois en jeux à Toulouse

La société de sondages française BVA, affaiblie par la crise sanitaire a été placée en redressement judiciaire le 5 juin. Quatre offres de reprise ont été examinées par le tribunal de commerce de Toulouse

Vendredi, le directeur général du Groupe BVA Pascal Gaudin accusait Alcentra, créancier de BVA, d'avoir empêché BVA d'obtenir un Prêt garanti par l'État (PGE).  Ainsi, le groupe français aurait été forcé à se "mettre en redressement judiciaire", alors que Alcentra s'appropriait en juillet la filiale américaine du groupe français.

A LIRE AUSSI : À Toulouse, BVA repris par un fonds anglais, les salariés craignent pour leurs emplois

Le risque de la délocalisation

D'autres part, les cadres de BVA promoteurs d'une offre de reprise concurrente avaient alerté sur une possible délocalisation au Royaume-Uni de la direction et au Luxembourg du siège social.  Une accusation qu'avait balayée Alcentra affirmant que les effectifs seraient maintenus pendant au moins deux ans et que le siège de BVA restera en France.  

Outre l'offre Alcentra et celle des salariés du Groupe BVA, le tribunal de commerce de Toulouse avait reçu une offre de reprise de la société française Dentressangle, déjà propriétaire de l'Ifop, et une offre d'un entrepreneur toulousain.  

Fondé il y a 50 ans, le Groupe BVA compte un millier de salariés, dont 500 dans son siège de Balma, près de Toulouse. Son principal actionnaire était jusqu'ici le fonds d'investissement Naxicap, filiale de Natixis. 

En 2019, BVA a fait 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, année record, mais la crise sanitaire a amputé l'entreprise de 40% de son chiffre d'affaires. 

Filiale de Bank of New York Mellon Corporation, Alcentra est dirigée par Peter Glaser et figure parmi les acteurs majeurs sur le marché de la dette privée, avec plus de 40 milliards de dollars d'actifs sous gestion. Son siège est à Londres.

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