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"Les aéroports de province ont des questions à se poser" disent les syndicats de la compagnie Hop!

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Dans un communiqué publié ce jeudi, les syndicats de la compagnie aérienne Hop!, filiale régionale d'Air France, disent craindre un "sacrifice" des lignes interrégionales et un plan massif de licenciements. Avec des conséquences inévitables selon eux dans la région toulousaine.

Des avions de la compagnie Hop
Des avions de la compagnie Hop © Radio France - Stéphane Barbereau

L'intersyndicale de la compagnie aérienne Hop! a publié un communiqué ce jeudi. Dix syndicats (CFDT, CGT, CGC-CFE, SNPL, FUC, SPL, UNAC, SNGAF, SNPNC, UNSA) accusent Air France, leur maison-mère, d'avoir décidé de "sacrifier" des lignes interrégionales, "sous prétexte de non rentabilité" et en raison des "consignes gouvernementales" privilégiant les alternatives ferroviaires. 

En effet, le gouvernement a promis un soutien à Air France de 7 milliards d'euros, mais la compagnie  doit réduire de 50% les émissions de CO2 sur ses vols domestiques d'ici 2024 et engager une réflexion sur son réseau en France, quand des alternatives en train de moins de 2h30 existent. C'est-à-dire donc, réduire ses vols intérieurs. Et tout cela pourrait avoir des conséquences sur la région toulousaine.

Moins de liaisons depuis et vers Toulouse ? 

Les syndicats assurent que le nouveau directeur d'Air France-KLM, Benjamin Smith, veut abandonner le maillage hexagonal, Orly et les aéroports de province pour se concentrer sur Roissy-Charles de Gaulle et les vols intercontinentaux. Concrètement, Air France pourrait confier les dessertes d'Orly et de la province à Transavia, sa filiale low cost. 

On va abandonner le maillage territorial qu'on connaît depuis 30 ans. Marc Fradet, pilote, président du FUC

Pour Marc Fradet, pilote chez Hop! et président du syndicat Flight Union Cockpit (FUC), cela signerait la fin ou la détérioration de nombreuses liaisons interrégionales, comme Toulouse-Lyon ou Toulouse-Lille. "Transavia ne peut pas marcher sur de telles lignes, les avions ont une trop grosse capacité (190 sièges environ, contre une centaine chez Hop!), ce n'est pas rentable. On n'aura pas de transversal. On va abandonner le maillage territorial qu'on connaît depuis 30 ans," détaille-t-il. 

Marc Fradet, du syndicat FUC

Joël Rondel, l'un des représentants de la CGT chez Hop! assure lui que la navette entre Orly et Toulouse pourrait clairement se dégrader si Transavia arrivait : "Si on prend l'exemple de la ligne Orly-Brest, il y a quatre fréquences par jour, demain il n'y en aura que trois par semaine. La qualité va être dégradée. Air France capte les hommes d'affaires parce qu'il y a beaucoup d'horaires. Là on va les perdre."

Joël Rondel de la CGT de Hop!

Des départs massifs à venir... et une grève ?

Les syndicats craignent aussi un plan de départs volontaires, voire des licenciements massifs. Ils évoquent 30 à 50% de départs sur les 2.700 salariés de la compagnie (1.300 au sol et 1.500 navigants), avec forcément certains dans la région toulousaine. Ils diront leurs inquiétudes en CSE exceptionnel ce vendredi, mais concernant un éventuel plan de départ, on devrait en savoir plus en juin. "Nous sommes prêts à une grève massive", prévient Joël Rondel, la CGT.

Au-delà des emplois chez Hop!, les syndicats assurent que cela aura des répercussions sur l'économie des régions concernées et ils disent d'ailleurs avoir écrit aux élus. "Tout cela aura des conséquences sur les régions et sur leurs économies, sur les emplois directs et indirects. Les gestionnaires des aéroports de province (qui vivent notamment sur les taxes payées par les compagnies, ndlr) ont des questions à se poser", dit Marc Fradet. 

Le communiqué de l'intersyndicale de Hop! publié ce jeudi
Le communiqué de l'intersyndicale de Hop! publié ce jeudi - Intersyndicale
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