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Toulouse serait la deuxième ville de France où l'on meurt le plus dans la rue

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Par , France Bleu Occitanie

Le journal La Croix rend hommage aux 535 personnes qui ont perdu la vie dans la rue en 2020. Parmi elles, il y aurait 21 personnes qui seraient mortes à Toulouse, rapporte l'élu de l'opposition François Piquemal.

535 personnes ont perdu la vie en 2020 dans la rue, selon le journal La Croix
535 personnes ont perdu la vie en 2020 dans la rue, selon le journal La Croix © Maxppp - Daniel FOURAY

Ce mardi 30 mars, le journal La Croix liste dans ses colonnes le nom des 535 personnes mortes dans la rue en 2020. Une liste dans laquelle figurent 23 personnes ayant perdu la vie dans la métropole toulousaine et 21 à Toulouse même. Après Paris, Toulouse serait donc la ville où on meurt le plus dans la rue, note l'ancien porte-parole de l'association Droit au Logement 31 (DAL 31) et élu de l'opposition pour Archipel Citoyen François Piquemal. 

"Un triste record de morts qui relève hélas une constante depuis plusieurs années et que l'on ne peut décorréler du manque de moyens attribués aux pouvoirs publics venant en aide aux sans-abris", regrette François Piquemal, militant du droit au logement depuis plus de dix ans à Toulouse. 

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2.281 logements locatifs sociaux réalisés en 2020 au lieu des 2.790 prévus - François Piquemal, élu Archipel Citoyen à Toulouse

Pour lui, une "politique de gentrification" serait menée à Toulouse, excluant les classes populaires et les petites classes moyennes. Il rappelle les chiffres de l'Observer, l'observatoire local du logement neuf : "Toulouse Métropole ne parvient pas à atteindre ses propres objectifs en matière de financement de logement social, avec 2.281 logements locatifs sociaux réalisés en 2020 au lieu des 2.790 prévus". 

Toujours selon l'observatoire, la demande en logement social sur la métropole toulousaine aurait bondi de près de 40 %, passant de 29.000 demandes en 2016 à 39.000 aujourd’hui. Une problématique que François Piquemal dit vouloir porter lors du prochain conseil métropolitain, jeudi 1er avril.

Précisions de l'association Goutte de Vies

L'association indépendante Goutte de Vies a de son côté fait un autre compte. Elle précise que depuis 2008, chaque année, c’est en moyenne 26 décès qui sont recensés. Le terme générique « morts de la rue » englobe les personnes vivant à la rue mais également celles qui sont hébergées et/ou logées à Toulouse et sur les communes périphériques. Sur cette période (2008-2020), la moyenne d’âge de ces personnes décédées est de 56 ans. Jusqu’en 2017, la moyenne oscillait autour de 50 ans. Cette évolution de l’espérance de vie moyenne constatée parmi les morts signalés peut être liée au développement des dispositifs sociaux et médico-sociaux à destination de ces populations, sur le territoire toulousain comme à l’échelle nationale.

Il est nécessaire de rappeler que les personnes recensées par Goutte de vies ne décèdent pas le plus souvent dans la rue. Plus de la moitié d’entre elles décède dans un établissement de soins et près d’un tiers dans leur domicile. Ainsi, en 2020, sur les 30 personnes décédées accompagnées par Goutte de Vies, seules neuf sont décédées directement dans la rue.

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