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Tourisme dans le Vaucluse : le président de l'UMIH s'attend à un mois de septembre "exceptionnel"

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Le mois de septembre s'annonce "exceptionnel" pour les hôteliers, selon le président de l'UMIH dans le Vaucluse. Patrice Mounier estime également qu'Emmanuel Macron a en même temps "tort et raison" quand il dit que l'on peut trouver du travail dans la restauration en "traversant la rue".

Patrice Mounier, le président de l'UMIH 84
Patrice Mounier, le président de l'UMIH 84 © Radio France - France Bleu Vaucluse

C'est l'effet Coupe du monde de football : le mois de juillet a commencé plus tard cet été pour les hôteliers du Vaucluse. "On ne peut pas reprocher aux Français d'avoir été champions du monde, mais cela a empêché des déplacements, explique Patrice Mounier, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) dans le Vaucluse. Mais ce que je sais, après avoir fait une tournée dans le département, c'est que le mois de septembre a l'air assez exceptionnel."

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"Les formations ne marchent pas"

Invité de France Bleu Vaucluse Matin ce lundi, Patrice Mounier a également réagi à la petite phrase d'Emmanuel Macron, lors des Journées du patrimoine . Selon le président de la République, il suffirait de "traverser la rue" pour trouver un métier dans la restauration. "Le président a raison dans le sens qu'en traversant la rue, on va tomber sur des cafés et des restaurants qui recrutent, puisque malheureusement on fait face à une pénurie de personnel, explique le président de l'UMIH 84. Là où il a tort, c'est que n'importe qui ne peut pas rentrer dans nos métiers sans certaines qualités ou certaines formations."

Selon l'UMIH, le secteur de l'hôtellerie-restauration pourrait embaucher immédiatement 100.000 personnes en CDI. D'après Patrice Mounier,  le problème vient aujourd'hui des formations : "On n'arrive pas aujourd'hui à mettre les demandes en face des offres, ces formations ne marchent pas. J'ai assisté à une préparation de formation, sur 3.700 invitations envoyées à des demandeurs d'emplois, seuls trois sont venus..." 

Selon Patrice Mounier, ce ne sont pas les salaires qui freinent les embauches dans le secteur. Un commis de cuisine, par exemple, gagne aujourd'hui environ 1.400 euros bruts par mois.

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