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Économie – Social

Tours : 1600 personnes défilent contre la réforme du service public

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Par , France Bleu Touraine

1 600 personnes défilent ce jeudi 9 mai dans la matinée à Tours. Objectif : alerter contre le projet de réforme de la fonction publique, menés par le gouvernement.

Les premiers manifestants se sont rassemblés à 10h place Anatole-France
Les premiers manifestants se sont rassemblés à 10h place Anatole-France © Radio France - Théophile Pedrola

Tours, France

Ils se sont réunis sous une pluie battante, place Anatole-France vers 10h. Parapluies de mise, le cortège était tout de même plutôt fourni, environ 1 600 personnes selon un décompte France Bleu Touraine.

En tête de cortège, une bannière intersyndicale (FO, Sud, CGT, FSU, CFDT, FA, FA FPT, UNSA) : "Pour des services publics de qualité, non au gel des salaires, non aux suppressions d'emplois et à la précarité"

Présent en nombre, le personnel soignant a fait entendre ses revendications. Eux qui sont généralement contraints de rester travailler pour assurer la continuité des soins.

Autre profession en vue, outre la fonction publique territoriale, les professeurs. Eux marchent contre la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer, mais plus généralement contre la suppression du nombre de fonctionnaires

"C'est le mot d'ordre, confirme Vincent Le Roy, secrétaire départemental des enseignants UNSA. Nous, nous voudrions que 10 000 personnes soient recrutées d'ici la fin du quinquennat. Là, on est en basses eaux sur le recrutement des stagiaires." Autre constatation, le manque de lisibilité sur les réformes entreprises : "Il faut réformer, mais pas comme ça, il n'y a eu aucun dialogue. Il faut arrêter d'envoyer des réformes à chaque changement de ministre. _On ne peut même plus voir si une réforme fonctionne_. Il faut de la stabilité."

Un avis partagé par Jean-Bernard Marcon, professeur de français au lycée Vaucanson : "Ce train de réformes avance à marche forcée, sans consultation réelle. Les instances consultées émettent des avis négatifs mais le gouvernement le fait quand même. Je pense qu'il ne se préoccupe pas de l'intérêt du public." Et pour cause, dans son établissement, "on perd des postes, des filières... La langue italienne, bientôt l'allemand... On perd un prof de sciences économiques, un d'histoire-géographie... _Moins d'enseignants et plus d'élèves par classe en fait_. C'est ce qui nous inquiète." 

Un petit cortège de gilets jaunes s'est joint à la manifestation. - Radio France
Un petit cortège de gilets jaunes s'est joint à la manifestation. © Radio France - Théophile Pedrola

Entre les cortèges professionnels, un petit contingent de gilets jaunes. Eux qui ont réussi à contraindre le gouvernement. Soupir de la part de Vincent Le Roy : "Les gilets jaunes ont très vite obtenu quelque chose, et de pas négligeable. _Les syndicats, on négocie depuis des années sans rien obtenir. Le gouvernement doit revoir sa politique de négociations_. La négociation, ce n'est pas 'j'écoute, mais je fais ce que je veux'." 

Le cortège a marché de la Porte de Loire vers les Halles, puis la place Jean-Jaurès, pour se dissoudre devant la gare, vers midi.

La banderole unitaire en tête de cortège, sur le parvis de la gare de Tours. - Radio France
La banderole unitaire en tête de cortège, sur le parvis de la gare de Tours. © Radio France - Théophile Pedrola