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Avec le reconfinement, le Click and Collect c'est "pour ne pas crever" explicite un libraire du Vieux-Tours

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Par , France Bleu Touraine

Commandez sur internet et venez récupérer votre commande en magasin : le "Click and Collect", en anglais, se démocratise de plus en plus en France depuis le reconfinement. Pour survivre, plusieurs librairies ont mis en place ce dispositif. C'est le cas pour un libraire du Vieux-Tours.

Le Click and Collect s'organise dans les librairies
Le Click and Collect s'organise dans les librairies © Maxppp - Vincent Michel

Le terme "Click and Collect" rentre peu à peu dans le langage courant en France. Depuis le reconfinement, ce service permettant de commander un produit sur internet et de venir le récupérer en magasin séduit de plus en plus de clients, soucieux de venir en aide aux commerces locaux. Surtout, le "cliquer-retirer" aide ces commerçants à survivre. Ils sont nombreux à être contraints de le mettre en place pour maintenir une activité.

C'est pour ne pas crever.

Obligé de refermer le rideau depuis le 30 octobre, Stéphane, propriétaire de la Librairie Imaginaute dans le Vieux-Tours, ne peut plus accueillir de clients. Il s'est alors mis au Click and Collect au lendemain du reconfinement : "C'est pour ne pas crever surtout. Ce sont des habitués qui viennent et me soutiennent. J'ai environ une dizaine de commandes par jour. Avant je faisais 700 balles la journée, là je dois faire 300 euros maximum". Une nouvelle façon d'acheter qui a du mal à séduire de nouveaux clients. "Les gens qui viennent habituellement c'est parce qu'ils veulent venir en magasin, simplement. Ils s'en foutent d'aller sur internet et "cliquer" pour commander. Ils veulent du contact, voir les livres, avoir des conseils" décrit Stéphane. 

Heureusement, des clients, ce libraire en a toujours. Comme Christophe, un fidèle client venu soutenir cette librairie : "J'ai profité du fait que je ne travaillais pas aujourd'hui pour venir récupérer une commande de plusieurs livres et faire une avance de trésorerie à mon ami libraire qui a bien besoin. Il a le droit de vivre lui aussi". Sur la porte de la librairie, une affiche Click and Collect attire l’œil de Philippe, un passant, aussi habitué des lieux. Il dégaine son appareil photo pour prendre les coordonnées de la librairie. "C'est pour lui commander des bouquins !" se justifie-t-il. "Faut bien qu'il vive le brave homme et faut bien que je lise aussi". L'enseignant-chercheur à la retraite poursuit "on a besoin de manger oui, mais on a besoin de se nourrir la tête aussi". 

A noter aussi que depuis le 5 novembre et pendant toute la durée du confinement, l'État prend en charge les frais d’envoi de livres. Ce dispositif permettra aux libraires de ne facturer à leurs clients que les frais de port au tarif minimum légal, soit un centime d'euro. Alors il n'y a plus d'excuses pour ne pas acheter local et soutenir les librairies indépendantes.

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