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Indre-et-Loire : A Tours les avocats entament leur huitième semaine de grève contre la réforme des retraites

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Par , France Bleu Touraine

Les avocats plus "jusqu'au boutiste" que les cheminots contre la réforme des retraites ! Les avocats de Tours ont voté ce lundi 24 février en assemblée générale la poursuite de leur grève. Ils entament donc leur huitième semaine de grève pour défendre leur régime autonome de retraite.

photo illustration grève avocats
photo illustration grève avocats © Maxppp - ©Richard BRUNEL

La réforme de leur régime autonome entraînera, en l'état des débats en cours à l'Assemblée Nationale, le doublement de leurs cotisations retraite de 14 à 28 %. 

La cessation d'activité pour certains cabinets d'avocats 

Pour une avocate gréviste de Tours rencontrée à la sortie de leur assemblée générale, installée depuis cinq ans, cette réforme risque de tuer son cabinet : "Aujourd'hui, nos cotisations retraite passeraient de 14 à 28%. Sur une année de chiffre d'affaire, cela signifierait pour moi le doublement de mes cotisations retraite et malheureusement, en l'état, de mon chiffre d'affaire, je pense que je ne pourrais pas poursuivre mon activité."  Cette avocate, qui a tenu à garder l'anonymat, estime vivre aujourd'hui correctement de son travail "et au regard des années d'études que j'ai pu faire (Bac + 6) et des responsabilités que j'engage tous les jours dans mon métier" ajoute-t-elle," je préférerais complètement changer de profession plutôt que de travailler avec un revenu équivalent au minimum aujourd'hui en France." 

1900 euros brut amputés chaque mois de 40% de charge 

Cette hausse des cotisations retraite prévue dans la réforme, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, serait selon les avocats insupportable notamment pour les jeunes : "A Tours, le minimum de rétrocession pour un avocat-collaborateur a été porté en 2019 à 1900 euros brut par mois" explique une avocate rencontrée à la sortie de leur assemblée générale "lorsqu'on n'a pas de clients personnels qui viennent s'ajouter à ce chiffre d'affaires , on a que ça ! 1900 euros par mois sur lesquels on paie l'ensemble de nos charges qu'on estime à peu près à 40%"

Impossible de faire payer aux clients la hausse des cotisations 

Pour cet autre avocat installé depuis plus longtemps :"les Français n'ont pas les moyens de supporter une hausse des honoraires qui viendrait compenser la hausse des cotisations, ils n'en ont pas les moyens" dit-il avant de préciser que "jusqu'à maintenant nous avons une caisse de retraite autonome que seuls les avocats financent et nous n'avons jamais fait appel à la solidarité nationale" conclut-il. 

Plusieurs hauts-magistrats (présidant les conférences nationales des chefs de Cour et de juridiction) appellent "à trouver dans les plus brefs délais possibles les voies de résolution de cette crise" car, expliquent-ils, le fonctionnement de la justice est "fortement dégradé" et "durablement désorganisé" par la grève des avocats contre la réforme des retraites.  

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