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Économie – Social

Tours : Quatre cents cheminots dans la rue qui "ne lâcheront rien"

jeudi 7 juin 2018 à 14:50 Par France Bleu Touraine, France Bleu Touraine

Quatre cents personnes ont participé à la manifestation des cheminots en grève contre la réforme de la SNCF. En marchant de la gare de Tours à celle de Saint-Pierre-des-Corps, les cheminots veulent faire comprendre qu'ils ne se stopperont pas face au gouvernement.

Les cheminots au centre régionale Centre de la SNCF manifestent.
Les cheminots au centre régionale Centre de la SNCF manifestent. © Radio France - Lisa François

Tours, France

"On lâche rien !" scandent les cheminots des différents syndicats (CGT, CFDT, Sud, UNSA entre autres) d'Orléans, de Bourges, Vierzon et d'Indre-et-Loire à la gare de Tours. Marchant vers la gare de Saint-Pierre-des-Corps, les grévistes luttent contre la réforme de la SNCF qui prévoient de transformer l'entreprise en société nationale à capitaux publics, l'ouverture à la concurrence et la fin du statut de cheminot

Entre les pétards, la musique et les fumigènes, les cheminots ne passent pas inaperçus dans les rues de Tours. Malgré un gouvernement qui poursuit sa réforme, qui a été votée au Sénat ce mardi, les grévistes veulent continuer la lutte. 

Ce n'est pas perdu. Le parcours législatif continue. La semaine prochaine aura lieu la commission mixe paritaire, ensuite le vote des ordonnances, c'est encore long." -Rodolphe Badinier, cheminot et délégué CGT

Petit essoufflement du mouvement mais une forte détermination

Rodolphe Badinier assure que "le moral est là, toujours, même si le gouvernement poursuit la réforme"

Bruno Lacroix, cheminot et délégué CGT ajoute qu'il y a un "léger essoufflement mais que c'est normal, on est presque à 26 jours de grève. On est encore en colère sur des points comme la mise en concurrence, la transformation en société anonyme et la fin du statut de cheminot". Les cheminots sont donc "déterminés à se battre, et nous sommes toujours à un niveau de mobilisation qui se situe autour de 20-25%. Au bout de deux mois de grève reconductibles c'est quelque chose d'assez exceptionnel".

Car le moral peut être dur à maintenir après presque deux mois de grève perlée sans que les cheminots n'obtiennent ce dont ils veulent. 

Pour l'instant on a rien d'obtenu, nous avons eu des virgules mais rien sur le fond de la réforme. On est face à un mur. Nous on cogne dedans, il y a des fissures mais il n'est pas encore effondré. On veut montrer que malgré le vote du Sénat on est toujours mobilisés." -Rodolphe Badinier, délégué CGT et cheminot

Une possible suite de la grève

Bruno Lacroix ajoute que le "rapport de force est rude. Nous ne sommes que des cheminots, des syndicalistes et on peine avec ça. Malgré tout le gouvernement a été obligé de changer ce qu'il voulait faire au départ comme en annonçant reprise de la dette même si c'est une entreprise publique et que cela rentre dans la transformation de l'entreprise"

Faire lâcher le gouvernement est très difficile. Il est possible qu'on continue le mouvement après la fin juin".

Après 26 jours de grève, qui représentent presque un mois de salaire, certains cheminots ne font pas la grève tous les jours étant rattrapés par les réalités économiques. Ils sont tout de fois aidés par la caisse de solidarité qui a atteint les 1 million d'euros.