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Économie – Social DOSSIER : Le pourquoi du comment

Tous apprentis : l'apprentissage, une filière sous estimée

lundi 28 mai 2018 à 4:34 Par Isabelle Rose, France Bleu Auxerre

Une journée spéciale est organisée sur France Bleu Auxerre avec France 3 pour mettre en avant une formation encore trop souvent délaissée

  Journée "tous apprentis" lundi 28 mai 2018
Journée "tous apprentis" lundi 28 mai 2018 © Radio France -

Yonne, France

Pourquoi l'apprentissage est souvent considéré comme un second choix ?

Parce qu'aujourd'hui, les jeunes et surtout leurs parents ont encore du mal à trouver des informations sur les débouchés et les formations. Faut-il trouver l'entreprise avant la formation ou inversement? Par ailleurs, les jeunes ne savent pas toujours où s'adresser pour trouver une entreprise  qui les accepte. Les CCI, Chambre de Commerce et d'Industrie, sont une source d’information précieuse, n’hésitez pas à les consulter.

Autre argument : Les formations proposées ne sont pas forcément adaptées aux besoins des entreprises locales. La preuve, chaque année des centaines de places en apprentissage ne sont pas pourvues, faute de candidats. C'est pourquoi le gouvernement actuel veut changer les choses. En 2019, l'un des changements majeurs sera de permettre aux CFA, Centre de Formations et d’Apprentissages, d'adapter justement leurs formations aux demandes des entreprises. D'une pierre deux coups pour assurer un emploi pérenne aux jeunes diplômés et répondre aux besoins de main d’œuvres locales.  

A qui s'adresse l'apprentissage ?

A tout le monde, mais surtout aux jeunes qui ont besoin de concret pour apprendre. Car l'apprentissage mêle connaissances théoriques et connaissances professionnelles. Il faut être âgé de 16 à 26 ans, trente  ans, dès janvier 2019. Aujourd'hui seulement 7% des jeunes de 16 à 25 ans se tournent vers l'apprentissage alors que ce pourcentage  est en moyenne de 15% dans les pays européens. Et dans ces pays, le taux de chômage des jeunes est généralement bas. En France, l’apprentissage peine à décoller, pourtant c’est un tremplin vers l'emploi puisque sept apprentis sur dix trouvent un emploi dans les sept mois qui suivent leur formation.

Pour quoi faire ?

Ce type de contrat forme à la plupart des métiers de service : alimentation, commerce, bâtiment, travaux publics,  hôtellerie-restauration et bien d’autres encore. Mais on peut aussi choisi cette voie à tout moment, lors d'études supérieures par exemple, et ce dans des domaines très divers. Beaucoup d’écoles de commerce, par exemple, proposent des formations en alternance. Les écoles d'ingénieurs aussi  et même les écoles de Journalisme. En Bourgogne France Comté, près de 19 200 jeunes  sont apprentis, en alternance  dans l'un des 400 métiers et on dénombre 53 centres de formation et d'apprentissage. 

Les avantages ?

Le plus important est sans doute que l’apprentissage permet d’acquérir une expérience professionnelle en même temps qu'un diplôme. C’est plus facile ensuite de trouver un emploi d’autant qu’il n’est pas rare que l'apprenti se voit proposer une embauche en CDI lorsque l’apprentissage s’est bien passé. Ensuite la formation est rémunérée. De 700  euros à quasiment l’équivalent d’un SMIC. Une aide de 500 euros est également possible pour aider l’apprenti à passer son permis de conduire. 

Enfin, cela permet aussi aux jeunes d'aller se former à l’étranger. Aujourd'hui, seulement 7000 apprentis effectuent quelques semaines de  formation dans un autre pays européen. Le gouvernement espère doubler ce nombre grâce à sa réforme de l'apprentissage, dès janvier prochain.