Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Déconfinement : à Nice, un tiers des restaurateurs n'ont pas sorti les terrasses

-
Par , France Bleu Azur

Les terrasses sont rouvertes mais à Nice tous les restaurateurs n'ont pas encore sorti leurs tables. Selon les professionnels, un tiers d'entre eux n'ouvriront pas avant le 9 juin car ils manquent de places et qu'installer une petite terrasse, ça coûte cher.

Thierry Sauzot, propriétaire du bar "le fût et à mesure"
Thierry Sauzot, propriétaire du bar "le fût et à mesure" © Radio France - Corentin Bemol

Tous les établissements n'ont pas encore sorti les tables et les raisons ne manquent pas : pas ou peu de places, coût financier important, manque de personnels... Les retardataires attendent donc le 9 juin pour afficher leur carte à l'entrée de leurs établissements.

Pas de place, pas de terrasse

Principal problème : le manque de place. Ils sont nombreux dans le vieux Nice à ne pas disposer d'espace suffisant pour installer des tables. "Je n'ai que 60 centimètres de large, donc on ne va pas bien loin", se désole Thierry Sauzot, propriétaire du bar "Le fût et à mesure".  Il pouvait installer deux tables mais ce n'était pas rentable : "J'aurais pu faire une demande. Je ne l'ai pas fait car avec toute les charges d'une exploitation normale pour faire dix clients dans la journée, ce n'est pas viable".

Un rapport coût/avantage perdant. C'est également l'analyse de Claude Galera, patron du restaurant "Casa Nissa" sur la place Massena. Son établissement : 100 tables à l'intérieur et 25 à l'extérieur. Le calcul est simple pour lui : "Avec la jauge de 50%, je ne mets que 12 couverts à midi et 12 le soir. Et si on compte les fournitures et la masse salariale pour assurer le service, je vends à perte. Assurément, ce n'est pas rentable"

Manque de personnel : un cauchemar

Si engager du personnel pour quelques tables n'est pas rentable, certains manquent de personnel tout court. Thierry Souques, vice-président du l'Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie (UMIH 06), tient également un restaurant et n'a pas ouvert le 19 mai car "50% de mes salariés ont démissionné ces derniers mois". 

Dans le vieux Nice, Camille, patronne de l'épicerie George, restaurant de spécialité française, reste aussi fermée car elle n'a pas du tout de personnel : "Vu que je travaille toute seule. Si je dois être en cuisine et faire le service a l'extérieur tout en surveillant, je peux tout simplement pas".

La Chambre de Commerce et d'Industrie s'inquiète : "Beaucoup de restaurateurs restent désavantagés si ils n'ont pas de grosses terrasses" soutient Delphine Turin, en charge de la filière commerce. "Ils vont compenser ces pertes avec les aides de l’État, mais il n'y a pas de solutions miracles en attendant le 9 juin."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess