Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

"Tout peut encore se jouer" : mobilisation de la dernière chance pour les salariés de GE Steam Power à Belfort

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

200 salariés de la branche nucléaire de General Electric se sont rassemblés ce jeudi devant le site de GE Steam Power à Belfort. Ils dénoncent toujours le plan social de la direction, qui prévoit encore la suppression de 144 postes. Les dernières négociations se tiennent mardi et mercredi.

200 personnes se sont rassemblées pour bloquer le convoi exceptionnel transportant une turbine.
200 personnes se sont rassemblées pour bloquer le convoi exceptionnel transportant une turbine. © Radio France - Bastien Munch

"Ça peut encore se jouer à la dernière minute !" Christian Mougenot ne veut pas perdre espoir. Le délégué syndical CFDT de la branche nucléaire de General Electric à Belfort participe au blocage du convoi exceptionnel d'une turbine ce jeudi 29 avril. 200 salariés ont répondu présents à l'appel de l'intersyndicale pour dire à nouveau leur refus du plan social de la direction, qui prévoyait la suppression de 238 postes. 94 d'entre eux ont pu être sauvés par l'intersyndicale. Les dernières discussions avec la direction doivent se tenir mardi 4 mai, et s'étaleront peut-être jusqu'au mercredi. "On sait que ce sont les méthodes de General Electric de négocier jusqu'au dernier moment, tout peut encore se jouer", affirme Christian Mougenot.

L’intersyndicale réclame toujours un moratoire dans le plan social de la direction.
L’intersyndicale réclame toujours un moratoire dans le plan social de la direction. © Radio France - Bastien Munch

Dominique Thiriet, secrétaire général à la CGT de GE Steam Power, veut aussi encore y croire. "Il y a de l'espoir puisqu'on est là !", insiste-t-il. "Ce qui nous donne aussi la pêche, c'est qu'on a déjà réussi à démontrer que 40% du plan de sauvegarde de l'emploi n'était pas nécessaire, avec ces 94 postes sauvés. On ne veut pas de ce PSE et on demande toujours un moratoire ! Ce plan social n'est pas sensé, il y a un projet de reprise en main de la branche nucléaire par l'Etat", explique-t-il. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, après avoir refusé une table ronde avec les élus locaux, a adressé une lettre aux syndicats pour évoquer la piste d'une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) plutôt qu'un PSE.

"Tout n'est pas forcément terminé le 18 mai"

Mais du côté des salariés non syndiqués, l'humeur est plutôt à l'abattement et à la désillusion. "On ressent beaucoup de fatigue", exprime ce salarié qui a préféré rester anonyme. "Il y a aussi beaucoup de frustration, on n'a pas d'informations, rien n'est décidé ni acté. On ne sait rien sur les conditions de départ pour tous ceux qui sont concernés. La direction peut tout changer au dernier moment." Son collègue acquiesce : "C'est très éprouvant psychologiquement. On vient ici pour avoir les infos des syndicats parce que depuis l'annonce du plan social en décembre, on n'a aucune info. Mais en même temps, je n'ai pas trop d'espoir, on est ici pour faire le maximum pour ne pas avoir de regrets. Mais en pratique, on a l'impression que tout est plié."

La situation n'est pas acceptable en l'état.

Pour la CFDT, ces dernières négociations prévues la semaine prochaine ne sont pas une fin en soi. "Il peut encore se passer beaucoup de choses", explique Christian Mougenot. "La fin de la procédure, ce sera le 18 mai. Ensuite, la Direccte aura deux ou trois semaines pour valider le plan. Si le plan est validé, on peut quand même continuer le combat parce que la direction pourrait choisir de ne pas mettre en oeuvre ce plan. Donc on verra, tout n'est pas forcément terminé le 18 mai." Le délégué syndical de la CFDT affirme que General Electric "devra faire un choix entre appliquer ce plan et licencier des salariés, et d'un autre côté réaliser le carnet de commandes dans de bonnes conditions pour ne pas avoir de pénalités. La situation n'est pas acceptable en l'état".

Les salariés de GE Steam Power ont bloqué le convoi de la turbine durant toute la matinée.
Les salariés de GE Steam Power ont bloqué le convoi de la turbine durant toute la matinée. © Radio France - Bastien Munch

Les salariés de GE Steam Power ont encore prévu de se réunir vendredi 30 avril pour bloquer une partie du site de Belfort. L'intersyndicale rencontrera ensuite le maire de Belfort Damien Meslot pour espérer monter une commission parlementaire sur le plan social.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess