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Défilé du 1er mai: "la contestation sociale est indispensable" selon le secrétaire de la CGT dans la Somme

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Par , France Bleu Picardie

"S'il n'y a pas de contestation sociale, le gouvernement ne changera pas de cap" selon Kévin Crépin, le secrétaire départemental de la CGT dans la Somme, à la veille des cortèges du 1er mai, pour la fête du travail. L'an dernier, les manifestations n'avaient pas eu lieu.

Cette année le défilé du 1er mai est autorisé
Cette année le défilé du 1er mai est autorisé © Radio France - Marie-Gaëtane Comte

-Le calendrier du confinement a été dévoilé, avec notamment une réouverture des commerces, des théâtres, des musées, des cinémas le 19 mai. C'est un bon timing, selon vous? 

"Je crois que c'est une réponse. Une tentative, en tout cas, de répondre et de tenir compte de l'exaspération montante dans ce pays sur des mesures qui sont toutes plus absurdes les unes que les autres et où, parfois, on a du mal à voir le rapport avec la crise sanitaire. Si je prends la fermeture des lieux de culture, par exemple, cette réponse est très insuffisant parce qu'il y a beaucoup de problèmes encore qui sont posés. "

-On le disait, nous sommes à la veille du 1er mai, la fête des travailleurs et contrairement à l'an dernier, vous allez pouvoir défiler. Ça reste encore important de pouvoir exprimer vos revendications dans la rue? 

"Extrêmement important parce qu'on a l'impression que s'il n'y a pas de mobilisation, de toute manière, ce gouvernement ne changera pas de cap. La seule chose qu'il entend, c'est effectivement quand on exprime notre colère, quand on exprime notre mécontentement, y compris par la grève, par la mobilisation et par les actions collectives. Je signale néanmoins que la préfecture est encore en train de nous interdire de passer par le centre ville pour des motifs, soit sanitaires, soit sécuritaire. On a l'impression qu'il y a une zone sacralisés sur Amiens, où c'est interdit de défiler devant la préfecture, où c'est interdit de défilé en centre ville pour des raisons qui nous échappent complètement. On ne voit pas en quoi il y aurait plus de risque de casse à la Maison de la culture que devant la mairie d'Amiens ou que devant la préfecture. On a l'impression qu'on veut protéger les lieux de pouvoir et empêcher la contestation sociale, justement, de s'exprimer en direction de ceux qui sont responsables des politiques publiques."

-Quel sera le mot d'ordre demain ? 

"D'abord, les libertés. Vous avez une instrumentalisation de la crise sanitaire au nom de laquelle on a fait passer, par exemple, toute une série d'ordonnances. L'État d'urgence sanitaire? Il faut savoir que 90%, c'est des dérogations au Code du travail. Quel est le rapport avec la crise sanitaire? De pouvoir travailler, par exemple, jusqu'à 60 heures dans la téléphonie. Il faut m'expliquer. Il y a un effet d'aubaine pour le gouvernement qui utilise cet argument là pour faire passer toute sa politique au service du patronat pour démanteler les droits sociaux dans ce pays qui est en train de faire passer à marche forcée sa réforme de l'assurance chômage, par exemple, qui est en train de continuer sa politique de réduction des effectifs dans la fonction publique. Comment croire ce gouvernement quand il dit qu'il lutte contre le vide, quand il ferme des lits d'hôpitaux, quand il généralise l'ambulatoire comme c'est le cas au CHU d'Amiens, quand il donne de l'argent à des entreprises qui licencient comme dans l'aéronautique? Nous, on estime que la priorité, c'est le maintien de l'emploi. La priorité, c'est que les salariés ne doivent pas être les victimes de la crise."  

Kévin Crépin, le secrétaire départemental de la CGT dans la Somme

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