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Économie – Social

Travail détaché : opérations escargot des routiers dans plusieurs régions

mardi 21 novembre 2017 à 7:51 Par Marina Cabiten, France Bleu

Les routiers mènent mardi plusieurs opérations escargot pour protester contre leur exclusion de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché. Au matin ils bloquaient notamment l'A22 à la frontière franco-belge, le tunnel du Fréjus qui relie la France à l'Italie et l'A64 près de l'Espagne.

Une manifestation des routiers en septembre 2017 - illustration
Une manifestation des routiers en septembre 2017 - illustration © Maxppp -

Les axes choisis pour les blocages des routiers mardi sont symboliques : l'A22 entre la France et la Belgique, le tunnel de Fréjus reliant la Savoie à l'Italie, mais aussi l'A64 au niveau de Biriatou dans les Pyrénées-Atlantiques, à la frontière avec l'Espagne. Car l'appel à la mobilisation de l'intersyndicale vise à dénoncer l'exclusion des routiers de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché.

"On ne veut pas que les routiers soient les esclavagistes de la route. Quand les gens sont sur le sol français, ils doivent avoir les mêmes droits. Quand ils viennent travailler ici pour deux fois moins cher que nous, on a du mal à garder son boulot", explique Antoine Fatiga, de la CGT, à l'agence AFP. D'autres mobilisations étaient attendues dans la journée aux frontières françaises, dans le cadre d'une semaine de mobilisation initiée par l'ETF, fédération européenne des travailleurs des transports.

Les routiers, prix du compromis européen

Pour obtenir un compromis au sein de l'UE, la France a accepté en octobre d'exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Pour ce secteur hyperconcurrentiel, l'ancien texte continuera de s'appliquer jusqu'à la réforme du "paquet mobilité" dédié à la profession.

"Pourquoi est-ce qu'on serait les salariés exclus de l'Europe ? On ne peut pas être les salariés low cost de l'Europe. Aujourd'hui, on est déjà dans une situation très difficile où il n'y a pas suffisamment de contrôle. Il y a à peine 3% de contrôles effectués", a déclaré sur franceinfo Patrick Blaise, secrétaire général de l'Union Fédérale Route FGTE CFDT. Les chauffeurs routiers qui viennent des pays de l'Est ou "du fin fond du Portugal, qui font du cabotage en France sont très peu contrôlés. Avec des salaires issus de leurs pays qui sont bien moindres qu'en France ou en Allemagne, ils peuvent effectuer des marchés à moindre coût et mettre à mal la profession." Patrick Blaise insiste sur l'importance d'un salaire unique pour tous les travailleurs. "A partir du moment où vous venez travailler dans un pays comme la France, vous devez être rémunéré comme les Français"