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Économie – Social

Trois maisons Castors de Buxerolles menacées de destruction

lundi 6 novembre 2017 à 19:13 Par France Bleu Poitou, France Bleu Poitou

Ces maisons représentent une tranche d'histoire pour les habitants. Trois d'entre elles devraient être détruites pour construire des commerces et des logements sociaux.

L'une des maisons Castor de Buxerolles menacée de destruction.
L'une des maisons Castor de Buxerolles menacée de destruction. © Radio France - Jade Peychieras

Buxerolles, France

A Buxerolles, dans la Vienne, trois des maisons de la cité des Castors sont menacées de destruction. De mignonnes bâtisses en pierre beige, entourées d'un bout de jardin... A première vue, elles n'ont rien de bien extraordinaire, ces maisons Castors. Pourtant quand on demande aux habitants du quartier ce qu'ils pensent de leur destruction : "Je ne suis pas d'accord, c'est mythique la place des Castors, c'est un endroit que l'on ne doit pas toucher", s'insurge Marilyne. "Ça me dérange, car c'est le travail des ouvriers", confirme une autre passante. Marie-Christine enfonce le clou : "Ce serait dommage de supprimer ces maisons qui ont une histoire".

Cette histoire démarre juste après la guerre, dans les années 1950, et cette histoire, c'est Christian Camalet, président de l'association "Sauvegardons les Castors" qui nous la raconte, il habite lui-même l'une de ces maisons : "Les gens donnaient une somme d'argent mensuelle et travaillaient 24 heures par mois sur ces maisons. Ils ne savaient pas quelle maison ils allaient habiter, pour mutualiser le travail, et que les gens ne se consacrent pas uniquement à leur maison. L'avenue de l'Entraide doit son nom à cet état d'esprit. C'est un morceau d'histoire."

Pour sauver ce morceau d'histoire, l'association de Christian a lancé une pétition, elle a récolté 510 signatures. Trop peu pour le conseil municipal, qui devrait, sauf surprise, voter le projet dans une dizaine de jours.

Ce lundi le comité de pilotage s'est réuni à la mairie pour choisir le bailleur social et l'entreprise privées chargés du chantier. Le nom reste confidentiel, mais les travaux devraient démarrer en 2019 pour une livraison en 2020.