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Économie – Social

Uber débarque timidement à Perpignan et Argelès cet été

mardi 17 juillet 2018 à 20:27 Par Solène de Larquier, France Bleu Roussillon

La plateforme Uber se lance dans un nouveau marché : celui du tourisme estival. Son objectif est de proposer des chauffeurs sur les lieux de vacances. L'entreprise est présente depuis lundi 2 juillet et jusqu'à fin août dans les Pyrénées-Orientales. Ce qui ne réjouit pas les taxis.

Le premier chauffeur Uber est arrivé à Perpignan.
Le premier chauffeur Uber est arrivé à Perpignan. © Radio France - Solène de Larquier

Pyrénées-Orientales, France

Lorsqu'on ouvre l'application Uber à Perpignan ou aux alentours, il n'y a que deux voitures affichées pour le moment, celle de Khalid Z. Cet ancien salarié d'une société internationale de taxi a préféré Uber : "Ici les licences coûtent très cher, parfois 200.000 euros, je n'ai pas les moyens de me lancer à mon compte... Et par rapport à une société, c'est la liberté. Lorsqu'on est avec Uber, on peut travailler quand on veut, sans horaires précis", explique le chauffeur. Pour l'instant la liberté rime malgré tout avec des horaires importants : "Je peux faire jusqu'à 500 kilomètres les bons jours, mais je travaille 10 heures par jour pour le moment." Les clients n'affluent pas encore, il s'agit surtout de la clientèle traditionnelle d'Uber comme le confirme Khalid Z. : "Il y a beaucoup d'Anglais, mais aussi des personnes qui viennent des grandes villes et connaissent déjà Uber. Je commence à avoir quelques Perpignanais, ils sont contents."

L'été dernier 6.500 client se sont connectés sur Uber dans les Pyrénées-Orientales

L'entreprise Uber a eu l'idée après un grand nombre de connexions sur son application l'été, dans des villes touristiques où l'entreprise n'est pas présente. "L'été dernier, 6.500 clients se sont connectés pour voir si Uber était disponible sur Argelès et Perpignan" explique Rym Saker, porte-parole d'Uber. D'où l'idée de suivre les clients pendant la période estivale. 

Cette présence uniquement pendant la haute saison est une mauvaise nouvelle pour les chauffeurs de taxi. Emile Garcia préside la Fédération des artisans taxi, qui représente 350 des 400 licences enregistrées dans les Pyrénées Orientales : "Ce surcroît d'activité que l'on attend avec impatience l'été, c'est ce qui va nous permettre de mettre de côté quelques noisettes de côté pour l'hiver, comme l'écureuil. L'hiver ici est rude, mais nous restons présents."

La fédération reproche aussi à Uber ses maraudes numériques normalement interdites aux chauffeurs VTC. "Les chauffeurs ont l'obligation de revenir sur leur base entre deux courses. De ce que l'on a compris, ce sont surtout des chauffeurs parisiens qui vont venir. Vous n'allez pas me faire croire qu'ils vont rentrer sur Paris entre leurs courses. Ils vont se baser sur les campings puis faire des maraudes, se promener entre Perpignan, Argelès, Canet... et lorsqu'un client ouvrira son application, s'il est à proximité d'un Uber, hop, il clique dessus", dénonce Emile Garcia avant d'ajouter : "Nous connaissons le département. Je ne pense pas que les autres connaissent... Quand quelqu'un nous demande un conseil, nous pouvons l'orienter.

Impossible pour Uber de prédire le nombre de chauffeurs qui décideront de venir sur la côte catalane cet été puisque ces derniers sont auto-entrepreneurs et décident donc par eux-mêmes où et quand ils souhaitent travailler.