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Économie – Social

Uber Eats à Valence : un an après, quel bilan ?

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Uber Eats est arrivé en juillet 2018 à Valence. Près d'un an après, l'application de livraison de repas à domicile a augmenté son activité. Mais la concurrence locale n'a pas encore disparue.

Une soixantaine de livreurs Uber Eats exercent à Valence.
Une soixantaine de livreurs Uber Eats exercent à Valence. © Radio France - France Bleu

Valence, France

"C'est un plus qui n'est pas négligeable. Ça booste les ventes, c'est sûr." Depuis que ses produits sont disponibles sur Uber Eats, Adrien, le gérant du restaurant GreenBox à Valence, est satisfait. Même si au départ, il a hésité à en devenir partenaire. "Ça rajoute quand même un travail supplémentaire puisqu'il faut une personne qui soit disponible pour assurer les commandes" confie le jeune homme.

À son arrivée dans la capitale drômoise, Uber Eats proposait la livraison d'une dizaine de restaurants. Aujourd'hui, une quarantaine sont disponibles. De quoi satisfaire Guillain Borde, le responsable de l'extension de l'application en France. 

"Nous sommes très contents de cette première année à Valence. Nous avons aussi augmenté notre nombre de livreurs. Ils étaient une quinzaine l'an dernier, ils sont une soixantaine aujourd'hui"

L'entreprise se réjouit aussi d'avoir augmenté sa zone d'activité, puisque Bourg-lès-Valence et Guilherand-Granges sont désormais desservies par les coursiers de la firme. Et depuis le 6 juin, la livraison est possible à Romans-sur-Isère. 

La concurrence locale tente de résister

Mais à Valence, Uber Eats n'est pas le premier à se lancer dans la livraison à domicile. Depuis 2005, Domadélis propose de se faire livrer des plats de restaurant à domicile. En comparaison, l'entreprise valentinoise fait cependant office de petit poucet, puisqu'elle dispose de 13 à 20 livreurs selon les périodes de l'année. Forcément, l'arrivée du géant américain a un peu inquiété Nasser Tachmamadi, le gérant de Domadélis à Valence. "J'étais le seul à proposer ce genre de services sur Valence, donc j'appréhendais un peu leur arrivée".

Il y a largement de la place pour travailler à deux dit le patron de Domadélis

Mais après un an ou presque, le service de livraison américain n'a pas encore tout emporté sur son passage. "Cela n'a pas vraiment fait de mal à mon activité. J'ai mes restaurants, ils ont les leurs... Nous en avons seulement sept ou huit en commun. Il y a largement la place pour travailler à deux" admet Nasser Tachmamadi.

D'autant plus qu'il voit plusieurs différences avec son concurrent, notamment sur le type de repas proposés. "Nous sommes plus tournés vers les restaurants «gourmets», alors qu'eux sont très orientés vers le snack, les burgers, les pizzas..." 

Livreurs indépendants et livreurs salariés

Mais pour le responsable de Domadélis , la principale différence réside dans le statut des coursiers. "Nos livreurs sont salariés, et non pas indépendants comme chez Uber Eats. Ils suivent une formation, et les véhicules appartiennent à l'entreprise. Ils ont tous les droits de base d'un salarié" souligne-t-il. 

De même, les coursiers Uber sont payés à la course, et non à l'heure.  Une flexibilité plus importante, qui change la donne pour rassembler une flotte importante de livreurs. Et donc raccourcir le délai de livraison. "Malheureusement, je ne peux pas me permettre d'avoir ce luxe-là" regrette Nasser Tachmamadi. 

Les livreurs de la marque américaine travaillent en effet comme auto-entrepreneurs. Un statut qui diffère du salariat, notamment sur la protection sociale en cas d'accident du travail par exemple. Et les montants de rémunération font aussi réagir, à tel point que certains livreurs se sont récemment révoltés à Dijon.

16 euros de l'heure le dimanche soir

De son côté, Guillain Borde tempère. Il assure que la marque garantit aux coursiers des "créneaux de chiffre d'affaire". 

Nous garantissons notamment aux coursiers valentinois un chiffre d'affaire de 16 euros de l'heure un dimanche soir entre 20h et 21h. Par exemple, si jamais ils gagnent 12 euros en faisant deux courses, Uber Eats donnera 4 euros supplémentaires pour qu'ils puissent arriver aux 16 euros.