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Économie – Social

Le marché de la livraison de repas à domicile prend de l'ampleur, à Tours

lundi 30 octobre 2017 à 6:03 Par Adrien Bossard, France Bleu Touraine

Difficile de les rater aux heures du déjeuner et du dîner : ces livreurs de repas à domicile qui accumulent les allers-retours en vélo, entre les restaurants et les cages d'escaliers. Le marché est florissant. La preuve : la société UberEats vient de s'implanter à Tours.

Tours est la 17e ville de France où UberEats s'implante.
Tours est la 17e ville de France où UberEats s'implante. - UberEats

Tours, France

Devant un match de foot à la télé, un film entre copains ou tout simplement pris d'une flemmingite aiguë de faire la cuisine, il y a des dizaines de raisons de se faire livrer un une pizza, un hamburger ou des nouilles chinoises à domicile. Le marché est immense en France et prend de l'ampleur, chaque jour un peu plus. D'ailleurs, depuis jeudi dernier, une nouvelle société, UberEats, s'est implantée à Tours, une ville déjà pourtant bien pourvue en matière de livraison de repas à domicile.

"La concurrence ? Bénéfique pour tout le monde", Julien Proust, responsable des opérations UberEats dans la région Ouest

L'enseigne Deliveroo, ultra-dominante sur le marché, est déjà installée depuis plus d'un an dans les rues tourangelles. Mais pour UberEats, cela n'est en rien un problème. "La concurrence ? Elle est bénéfique pour tout le monde, assure Julien Proust, responsable des opérations de la marque dans la région Ouest. Bénéfique pour les restaurants, les coursiers comme les clients."

Les coursiers peuvent travailler pour plusieurs marques

Prenons d'abord l'exemple des coursiers comme Anthony, 22 ans. Il est livreur depuis 2 semaines pour la société Deliveroo à Tours. "Avec cette marque-là, j'ai un planning. On me dit que je bosse tel jour de telle heure à telle heure. Donc, quand je ne travaille pas, je peux me connecter sur l'application d'UberEats et prendre des commandes pour eux. Je suis gagnant." Car comme tous ses confrères, le jeune homme est auto-entrepreneur. Côté tarifs, il touche 5€ la livraison chez l'un, et 3,50€ chez l'autre en plus des frais kilométriques [[NDLR : 1,30€ le kilomètre]].

Les restaurateurs, eux, y gagnent en visibilité en se mettant sur plusieurs applications et cela leur assure des clients à coup sûr. Mais en terme de recettes, il faut tout de même soustraire 30% de l'addition, qui revient à UberEats ou Deliveroo. Cela permet aussi à certains restaurants de se mettre sur le marché de livraison, notamment celles qui n'auraient pas les moyens de payer un salarié dédié à ce travail. "Et de toute façon, maintenant, quasiment tous les restaurateurs vont devoir s'y mettre, s'ils veulent exister face à autres."

Enfin, les clients, eux, ont l'assurance d'être livrés "en moins de 30 minutes", se félicite Julien Proust, "sans bouger de chez eux." Reste quand même qu'ils doivent payer 2€ de livraisons, en plus du prix du plat.

Le reportage à Tours d'Adrien Bossard.