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Économie – Social

Un administrateur et un mandataire judiciaires nommés pour l'entreprise La Douce en Haute-Lande

vendredi 13 juillet 2018 à 18:25 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan a nommé ce vendredi un administrateur et un mandataire judiciaire pour l'entreprise La Douce. Les sept salariés de la société de mise en bouteilles d'eau de source, implantée à Sore en Haute-Lande, ne sont plus payés depuis février.

La désignation d'un mandataire va permettre aux salariés, qui ne sont plus payés depuis cinq mois, de saisir le Fonds de Garantie des salaires
La désignation d'un mandataire va permettre aux salariés, qui ne sont plus payés depuis cinq mois, de saisir le Fonds de Garantie des salaires © Radio France - Valérie Mosnier

Sore, France

A Sore, en Haute-Lande, c'est une première victoire pour les salariés de l'usine La Douce. Le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan a désigné ce vendredi un administrateur et un mandataire judiciaire. La Douce, anciennement Soria, fait de l'embouteillage d'eau depuis une source située à une centaine de mètres de profondeur et fait travailler sept personnes. 

Des salariés qui ne sont plus payés depuis cinq mois. Le dernier salaire touché, celui de janvier, a été versé en mars. Depuis, le site est fermé et "plus de nouvelles du tout de monsieur Boisis" explique Filog, une salariée, "même pas d'excuses... C'est pas normal pour un patron de ne pas payer ses salariés"

Filog et d'autres collègues ont obtenu une condamnation de leur employeur aux Prud'hommes, mais rien n'a changé. Alors, ils ont décidé de saisir le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan pour faire constater un état de cessation de paiement. Ce vendredi, le patron n'était pas présent à l'audience du tribunal. Avant de se prononcer sur un éventuel redressement, le président du tribunal veut d'abord connaître la santé financière de la société. "Ce que l'on sait, c'est qu'il y a des créances qui sont dues, mais on ne sait pas quel est l'état général de cette société. Va-t-elle reprendre son activité ? Aujourd'hui, nous n'en avons aucune idée et c'est ce qui est inquiétant" pour Me Stéphanie Olallo, qui représente deux salariés, dont Filog. 

Cinq mois sans salaire

La nomination d'un administrateur va donc permettre de faire le point sur l'actif et surtout le passif de la société. En attendant, la bonne nouvelle pour les salariés, c'est la désignation d'un mandataire qui va leur permettre de saisir le Fonds de Garantie des salaires. Car depuis cinq mois, la vie est dure raconte Filog : "J'ai des dettes qui se sont accumulées, je n'ai plus d'assurance voiture, plus de portable non plus. Je ne peux pas payer les fournitures scolaires de mon fils. Il travaille au castrage de maïs pour pouvoir peut être se payer ses fournitures, que je rembourserai parce que c'est son argent de poche. C'est très dur, c'est très stressant. Il faut être courageuse pour surmonter tout ça, j'ai des enfants, mon compagnon a des enfants, donc il faut rester droit, la tête haute pour pouvoir surmonter tout ça." 

Aujourd'hui Filog survit grâce au salaire de son compagnon, qui sert d'abord à payer le loyer. Le couple a le soutien des Restos du Cœur, "pour se nourrir un peu. A la moitié du mois, on a déjà zéro sur le compte..." Alors "c'est un soulagement de savoir que nous allons pouvoir parler à quelqu'un au lieu d'un mur !" conclut Filog, qui a déjà fait des démarches pour rompre son contrat de travail, comme le droit l'y autorise, puisqu'elle n'est plus payée. Pour elle, quoi qu'il arrive, même si l'activité reprend sur le site de Sore, elle n'envisage pas de continuer dans l'entreprise.