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Économie – Social

Un an après, l'apaisement autour du foyer de SDF du XVIème arrondissement de Paris

mardi 7 novembre 2017 à 5:01 - Mis à jour le mardi 7 novembre 2017 à 8:27 Par Elodie Vergelati, France Bleu Paris et France Bleu

Il avait suscité une grande hostilité auprès de nombreux riverains. Un an après l'ouverture du centre d'hébergement de sans-abris dans le XVIème arrondissement de Paris, la situation s'est grandement apaisée.

Le foyer d'hébergement est installé à l'orée du Bois de Boulogne
Le foyer d'hébergement est installé à l'orée du Bois de Boulogne © Radio France - Elodie Vergelati

Paris, France

Les 40 000 signatures recueillies contre ce qui était alors présenté par ses détracteurs comme "le nouveau Sangatte du bois de Boulogne", les incendies volontaires, tout ça c'est de l'histoire ancienne. Un an après son ouverture, le centre d'hébergement de sans-abris, situé allée des Fortifications, à l'orée du bois de Boulogne, dans le très chic 16ème arrondissement de Paris, ne crée plus la polémique. Le climat est apaisé. "Ils ne nous gênent pas, pour la simple raison qu'on ne les voit jamais, ils sont très discrets", explique Jean, un riverain qui habite juste en face du centre. "On craignait des problèmes, de l'insécurité, certains disaient même que la valeur de nos immeubles allait chuter, mais au final, rien de tout ça", poursuit-il. Un sentiment largement partagé.

L'entrée du centre est surveillée pour éviter les intrusions et protéger les résidents - Radio France
L'entrée du centre est surveillée pour éviter les intrusions et protéger les résidents © Radio France - Elodie Vergelati

Les résidents sont bien intégrés dans le quartier, Mathieu Garin, directeur du centre d'hébergement

203 personnes, des hommes et des femmes seuls et des familles vivent dans ce long bâtiment en bois. Plus de vingt nationalités sont représentées, de l'Europe de l'Est en passant par le Maghreb et l'Afrique subsaharienne. Parmi les 60 enfants, la moitié (en âge d'être scolarisés) vont à l'école, ils côtoient leurs camarades du 16ème arrondissement. "Tout se passe très bien, les résidents sont bien intégrés dans le quartier, ils sont heureux d'y vivre, et les enfants ont été très bien accueillis dans leur classe", se félicite Mathieu Garin, le directeur du centre.

Un des réfectoires du foyer, les repas sont à heure fixe - Radio France
Un des réfectoires du foyer, les repas sont à heure fixe © Radio France - Elodie Vergelati

Des riverains bénévoles

Toutes les semaines, des cartons de vêtements, de livres et de jouets sont déposés au foyer par des habitants du quartier. "Les riverains se montrent très généreux", explique Mathieu Garin. Qui a vu une trentaine de personnes se porter volontaire pour devenir bénévole. "Nous en avons retenu deux, une personne s'occupe de l'aide aux devoirs deux fois par semaine, une autre anime un atelier jeux vidéos le samedi", détaille-t-il.

La particularité du centre, c'est d'offrir une chambre individuelle à chaque sans-abri - Radio France
La particularité du centre, c'est d'offrir une chambre individuelle à chaque sans-abri © Radio France - Elodie Vergelati

Dans deux ans, le déménagement

Mais les riverains sont-ils prêts à voir l'implantation du centre se prolonger ? "Pourquoi pas", répond Marc, un habitant du quartier. "Mais bon, ils peuvent aussi aller ailleurs, chacun son tour, à d'autres quartiers d'expérimenter ça", ajoute-t-il dans un sourire. Dans deux ans, le centre va changer d'emplacement (la structure est facilement démontable). C'est une promesse que la Ville de Paris tient à tenir. Le lieu n'est pas encore connu, une certitude : ce sera dans l'ouest parisien. Peut-être même ailleurs dans le 16ème arrondissement, ce n'est pas exclu.