Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Un an après la fermeture de Tupperware à Joué-les-Tours, plus de 110 salariés sont toujours sans solution

-
Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Il y a un an jour pour jour, l'usine Tupperware de Joué-les-Tours fermait ses portes laissant 235 personnes sur le carreau. Un an après, que sont devenus ces salariés, dont la moyenne d'âge avoisinait les 50 ans ? France Bleu Touraine vous donne les chiffres. Et a aussi retrouvé une ex-Tupperware.

La douleur des salariés de Tupperware affichée pendant des mois sur les grilles de l'usine © Radio France - Armel Balogog
La douleur des salariés de Tupperware affichée pendant des mois sur les grilles de l'usine © Radio France - Armel Balogog © Radio France - Armel Balogog

Cette date reste gravée dans leurs mémoires. Ce jeudi, cela fait un an que les 235 salariés de Tupperware à Joué-les-Tours ont mis la clé sous la porte de leur usine. Un an après cette fermeture, France Bleu Touraine fait donc le point sur le devenir de ces salariés. Ont-ils retrouvé un travail ? Combien sont encore en congé de reclassement ? 

Une bonne centaine de salariés sans CDI ni CDD

En fait, il s'avère qu'il reste encore une bonne centaine de salariés sans aucune solution, plus de 110 personnes qui, dans quelques semaines, auront terminé leur congé de reclassement sans CDI, ni même CDD. Mais tout n'est pas perdu pour elles évidemment. 41 sont en cours de formation, 5 travaillent sur un projet de création d'entreprise, 63 sont, elles, en recherche active d'emploi. Par ailleurs, 45 anciens salariés ont, ou vont, bénéficier de leur droit à la retraite. 54 ont trouvé un emploi, la plupart en CDI. 

En fait, ceux qui ont rapidement retrouvé un travail, ce sont ceux qui ont pu être embauchés dans de grands groupes industriels tourangeaux. Pour eux en effet, les formations, s'il y en a eu, n'ont pas été très longues, ces personnes restant globalement dans le même secteur industriel. Certains des ex-Tupperware, par exemple, travaillent actuellement pour l'industrie pharmaceutique en Indre-et-Loire. Les autres, ceux qui ont choisi des métiers bien éloignés de leur savoir-faire initial, ont dû être formés sur des périodes beaucoup plus longues pour s'adapter à de nouveaux secteurs. Ils se sont notamment orientés vers des professions de plombier chauffagiste, fleuriste, menuisier ou encore de conducteur de transports routiers.

"On a plus rien, on redémarre à zéro" - Sophie Le Pennec, licenciée après 25 ans chez Tupperware

Sophie Le Pennec, elle, va seulement entamer son congé de reclassement. Elle qui a été élue au CE et au CHSCT a fait partie des derniers licenciés en décembre dernier, après 25 ans de boîte chez Tupperware. À 49 ans, elle va devoir changer de vie, et même si elle a obtenu des indemnités suite à son licenciement, l'avenir lui fait peur. "L'argent, ça ne remplace pas une vie professionnelle, ça ne résout pas tout, ça va aider mais très peu de temps. J'ai 49 ans, je suis loin de la retraite, j'ai encore des choses à payer. Repartir quand on a bossé des années chez Tupperware et se dire qu'on a aucun diplôme en main... Sur le marché du travail, on est comme tout le monde, on vaut pas grand-chose. On va nous demander des CV et quelques diplômes que nous, on a pas. On a démarré à 20, 22 ans dans une entreprise comme ça, notre travail il a été fait avec toutes les années d'expérience, on a appris avec les machines à se moderniser, on a appris la rapidité, à exécuter des gestes de plus en plus techniques, mais avec aucun diplôme à la fin, aucune formation, rien. Ce qu'on a acquis, on l'a acquis pour l'entreprise, on a tout donné et à la sortie, on a plus rien, on redémarre à zéro". 

Sophie Le Pennec parle d'ailleurs de son licenciement comme d'une blessure qu'elle gardera, elle comme tous ses collègues, toute sa vie. 

"La blessure, on l'a et on la gardera toute la vie" - Sophie Le Pennec

Choix de la station

À venir dansDanssecondess