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Un arrêté municipal sème la grogne sur le marché de Quimper

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Par , France Bleu Breizh Izel

Certains commerçants de Quimper sont furieux. Un arrêté municipal les empêche de déballer sur l'un des trottoirs du marché.

Les commercants sont tous sur le même trottoir
Les commercants sont tous sur le même trottoir © Radio France - Roméo van Mastrigt

C'est un arrêté municipal qui sème la zizanie. La semaine dernière, un agent de la préfecture a constaté que le trafic n'était "pas assez fluide" à l'entrée du marché de Quimper, aux abords des rives du Steir. Un arrêté municipal a donc été pris, interdisant aux commerçants de produits manufacturés (textile, sacs, produits de soin) de déballer leurs marchandises sur l'un des trottoirs, boulevard du Moulin-au-Duc. 

Gilbert le Quintrec, un vendeur de vêtements, fulmine : "Il n'y a pas 5 mètres de distance dans le marché alimentaire. Les distances de sécurité ne sont pas non plus respectées aux Halles de Quimper". Lui et ses collègues sont obligés de se masser sur le trottoir d'en face, agglutinés les uns contre les autres. "Mon collègue là-bas, si personne ne décide de lui céder un peu de place, il ne pourra pas déballer. Il vient du Morbihan jusqu'ici pour vendre sa marchandise", vocifère-t-il. Il a dû réduire son stand à 8 mètres, au lieu des 12 habituels. 

"On a une autoroute devant nous", regrette Elise qui produit du savon
"On a une autoroute devant nous", regrette Elise qui produit du savon © Radio France - Roméo van Mastrigt

"Nous sommes invisibles"

"Je me retrouve coincée entre deux stands beaucoup plus grands que le mien. On a une autoroute devant nous, les gens ne s'arrêtent pas. Je suis à peu près invisible", regrette Elise qui produit du savon artisanal. Depuis la semaine dernière, sa recette a été divisée par deux par rapport aux 4 dernières semaines, synonymes de reprise du marché post-confinement. 

Pour Gilbert le Quintrec, c'est une décision qui tombe très mal : "Pendant les deux mois de confinement, on n'a pas bossé. Il n'y a pas un rond qui est rentré. Là, on reprend le commerce et, de nouveau, la ville de Quimper nous coupe les pieds", assène-t-il.

"Je ne comprends pas et je n'accepte pas"

Devant les stands, Yves Jentric est un peu dépité. L'élu municipal en charge du droit de place ne comprend pas la décision de la préfecture : "Il y a beaucoup d'endroits où les conditions sanitaires ne sont pas respectées. Qu'on laisse ces gens travailler, leur salaire en dépend ! Je ne comprends et je n'accepte pas cette décision". L'élu municipal dit essayer de faire remonter l'information mais ses appels seraient restés sans réponse. 

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