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Un centre équestre du pays de Bray en grande difficulté avec la multiplication des mesures de restriction

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Les difficultés d'un centre équestre à Haussez, près de Forges-les-Eaux. La ferme du Tillieul voit sa fréquentation chuter considérablement. Déjà impacté depuis un an par les confinements successifs, le renforcement des mesures il y a une semaine est une épreuve supplémentaire.

Jean-Paul et Suzanne Mingels, les gérants du centre équestre de Haussez dans le pays de Bray
Jean-Paul et Suzanne Mingels, les gérants du centre équestre de Haussez dans le pays de Bray © Radio France - Rudy Pupin

Il n'y a jamais eu si peu de personnes à la ferme du Tillieul à Haussez. En temps normal, le centre équestre attire de nombreux cavaliers, mais depuis un an la fréquentation n'est plus la même et elle continue de baisser. Les nouvelles mesures prises par le gouvernement le 18 mars freine encore davantage l'activité du couple Mingels, à la tête de ce centre depuis 27 ans. Seulement 20% de leur clientèle est au rendez-vous. 

"On ne gagne pas un rond"

"On a aujourd'hui une dizaine de personnes. Normalement on en a une trentaine le samedi", souligne Jean-Paul Mingels.  Dans le manège, avec seulement quelques cavaliers, Suzanne Mingels. Les dernières mesures de restriction sont un énième coup de massue pour elle : "On a des confinements et des horaires où les gens doivent rentrer tôt. Ceux qui venaient monter après le travail ne peuvent plus venir désormais car à 19 heures, ils doivent être rentrés. On peut sortir sur 10 kilomètres, on ne peut pas en faire 15. J'ai des gens qui viennent pas car ils habitent dans l'Oise à seulement 5 kilomètres", soupire-t-elle. La proximité avec la Picardie est un vrai problème, les déplacements interrégionaux étant interdits. 

Reportage au centre équestre la ferme du Tillieul

A cela s'ajoute le fait que certains habitués ne viennent plus à cause de problèmes financiers. "Certains parents sont des commerçants fermés en ce moment. Il n'y a plus d'entrées d'argent, cela coûte trop cher malgré nos prix attractifs", poursuit Suzanne Mingels. 

Une situation délicate d'autant plus que le centre doit continuer à prendre soin de ses 32 chevaux. "Il y a la paille, le foin qui rentrent, le maréchal ferrant et le vétérinaire qui viennent, il y a le vermifuge. Cela coûte énormément d'argent", explique Jean-Paul Mingels. Le couple avoue "ne pas gagner un rond" et même de prendre sur leur retraite pour faire vivre le centre. 

Deux personnes pour 32 chevaux 

La détresse est grande pour le couple. En plus de l'impact financier, la fatigue. La semaine on voit personne. Mes chevaux il faut qu'ils travaillent, il faut qu'ils bougent. On est que deux, mon mari et moi avons un certain âge, on ne peut pas les monter tous les jours. On est que deux pour entretenir les boxes, on est que deux pour mettre les chevaux au pré, pour les rentrer. Tous les matins on met la paille, on met le foin. On a plus 20 ans. Cela nous ruine la santé, cela nous ruine le moral", indique Suzanne Mingels avec beaucoup d'émotion

Témoignage de Suzanne Mingels, gérante du centre équestre de Haussez

Le couple Mingels espère davantage d'aides, plus de considération et une accélération de la vaccination, unique porte de sortie de crise selon ces gérants.

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