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Un "collectif des salariés de l’Aéro" veut réagir aux licenciements chez les sous-traitants d’Airbus

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Par , France Bleu Occitanie

Alors qu'un accord pourrait intervenir chez Airbus sur le plan de 3400 suppressions de poste à Toulouse, chez les sous-traitants, les plans sociaux se succèdent. Un "collectif des salariés de l’aéronautique" vient de se créer contre les licenciements qui se font souvent dans l’anonymat.

Un "collectif des salariés de l'aéronautique" veut défendre les salariés des sous-traitants licenciés dans l'ombre d'Airbus
Un "collectif des salariés de l'aéronautique" veut défendre les salariés des sous-traitants licenciés dans l'ombre d'Airbus © Maxppp - Sebastien LAPEYRERE

Alors qu'un accord pourrait intervenir chez Airbus sur le plan de sauvegarde pour l'emploi. Sur les 5.000 postes qui doivent être supprimés, dont 3.400 à Toulouse, la mise en place de l'activité partielle de longue durée pourrait permettre d'épargner 1.500 postes. Les syndicats espèrent éviter des licenciements secs. Dans l'ombre d'Airbus, les suppressions d'emploi se succèdent chez les sous-traitants, souvent en silence.

Des licenciements en silence

Un "collectif des salariés de l'aéronautique" vient de se constituer pour tenter de sortir les salariés de l'anonymat et de réagir

"Quelques fois, il y a des plans de licenciement officiels qui s'appellent PSE, et d’autres fois, il n’y a pas de PSE, mais des licenciements pour faute grave qui se multiplient. Il y a aussi des accords de performance qui baissent la rémunération. Je ne connais pas une société de l’aéronautique qui n’a pas ces projets de suppression d’emploi ou de baisse de salaire" estime Gaetan Gracia. Salarié du sous-traitant "les Ateliers de la Haute-Garonne", délégué CGT, il fait partie de ce tout nouveau collectif. 

Gaétan Robin du "Collectif des salariés de l'Aéronautique"

"Nous avons créé ce collectif pour que les salariés de toutes les entreprises de l’aéronautique ne restent pas isolés. Il y a beaucoup de petits sous-traitants où il n’y a pas de syndicat. Ils se font facilement imposer des décisions  brutales : des baisses de salaire, des choses qui changent la vie. On a donc créé ce collectif pour s’unir tous, au-delà des étiquettes syndicales, rassembler ceux qui sont non-syndiqués dans une coordination la plus large possible pour se défendre."

"Airbus a toujours fonctionné en mettant les sous-traitant en concurrence les uns les autres, nous avons toujours été la variable d’ajustement, en terme de cadence, de salaire et aujourd’hui en terme d’emploi. Mais les salariés d’Airbus eux-mêmes sont touchés. Dans le collectif, il y a des salariés d’Airbus. Nous ne voulons surtout pas opposer les salariés d’Airbus à ceux de la sous-traitance" ajoute Gaétan Gracia, lui-même salarié d’un sous-traitant qui produit des rivets pour les avions.

"Si on ne réagit pas, si on se laisse faire, ça va être une catastrophe sociale. Il y a déjà eu un plan de licenciement qui ne dit pas son nom, c’est la suppression de tous les précaires, les intérimaires et les CDD. J’ai une intérimaire qui travaillait dans ma boîte, qui est dans une situation financière très difficile, elle saute des repas pour économiser de l’argent. C’est en France, dans l’aéronautique,  aujourd’hui en 2020." 

"On nous jette comme des mouchoirs."

Chez les sous-traitants, les plans sociaux s’enchaînent. Après Derichebourg, Daher, Sogeclair, Latécoère ou Figeac Aéro, le prestataire de services Assistance aéronautique et Aérospatiale (AAA) annonce un plan de suppression de 700 postes en France, dont 300 à Toulouse, soit près de la moitié de l'effectif. L'usine de Tarbes perdrait également 78 emplois. AAA avait déjà mis fin au contrat d'environ 500 intérimaires.

Les salariés sont appelés à se rassembler ce mardi matin 6 octobre devant le siège de AAA à Colomiers. Pour le délégué CFDT Arnaud Robin, c'est un plan de licenciement déguisé qui est mis en place : "On nous jette comme des mouchoirs."

Armand Robin - délégué CFDT chez AAA Toulouse

"Dans le plan, il n’y a pas grand-chose, il y a un congé de reclassement de cinq mois. Aujourd’hui, vu la conjoncture, cinq mois pour se reconvertir quand dans l'aéronautique on n’était pas préparé à ça. C’est réellement impossible. Il n’y a aucune indemnité supra légale pour le licenciement, des indemnités de formation qui sont très faibles."

AAA cumulerait  une perte de 65% de son chiffre d'affaires à cause de la baisse des cadences et la réinternalisation des postes de travail notamment par Airbus. La CFDT estime que des départs contraints pourraient être évités, à condition de trouver de nouveaux débouchés et être moins dépendant de l’avenir de l’aéronautique.

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